Ibid., Kidduscliim, 31, b
» brillante ^ » Son visage, dépourvu de barbe, avait l'apparence et la délicatesse des traits de la femme; mais d'épais sourcils, qui ombrageaient ses paupières^ y imprimaient, par contraste, une rudesse virile. Son regard avait, par suite, quelque chose de si étrange, de si sombre, de si pénétrant, que la légende a fait de lui une sorte de jettatore dont l'œil néfaste aurait, pliïs d'une fois, causé involontairement la mort de ceux sur qui il se fixait ^ Toute sa fortune consistait en une petite pièce de terre qui ne lui suffisait pas poiirvivre. Aussi, cliercha4-il, dans le commerce, en s'associantavecun de ses condisciples ,Ylpha,un moyen d'augmenter son mince revenu. Mais il n'était pas taillé pour les affaires. L'étude était sa passion; elle l'absorbait trop pour qu'il put s'occuper utilement de spéculations matérielles. Il rompit bientôt son association et vendit même sa petite propriété pour se consacrer sans réserve à l'enseignement ^ ce dont on le loua avec emphase comime d'un grand acte de piété. Du reste, il était particulièrement lié avec le patriarche Juda II, qui succéda, vers l'an 230, à Gam^llel Illj fils de Yéhoudah le Saint, et l'on dit qu'il en reçut des secours de nature à assurer sa situation personnelle *.
d. Baba Metzia, 84. a.