TiLMUD, Schabbath, 104. b
avaient besoia de les connaître pour combattre efficaoement les ennemis d'Israël et que les femmes ellesmêmes devaient les savoir comme un ornement de leur instruction. Il exprimait d'ailleurs sous une forme originale la fraternité primitive de la Grèce e* de la Judée. « Les deux fils de Noé, Sem et Japhet, di- » sait-il, se sont servis tous deux du manteau dont ils » ont couvert la nudité de leur père. Pour Sem (type )) du Judaïsme) c'est devenu le Taleth ^, le manteau » de la religion. Pour Japliet (type de la Grèce) c'est » le manteau de la philosophie ^. »
Tels étaient les hommes d'intelligence qui se vouèrent à la difficile tâche de réunir tous les documents de nature à conserver aux âges futurs l'enseignement talmudique comme commentaire et' complément de la Mischnah. Ils y travaillèrent avec ardeur pendant bien des années ; mais il ne leur fut pas donné d'achever leur œuvre \ Ils léguèrent à leurs disciples la mission d'y mettre la dernière main. Néanmoins,
i. On nomme ainsi le voile sacré dont les Hébreux avaient l'habitude de se couvrir et auquel étaient adaptés des fils de laine hyacinthe (Tsitsiih) destinés à leur rappeler le nom du Dieu qui avait brisé le joug: égyptien. (Nombres, ch. xv, 37.)