‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 409 sur 500 · Ihid. Sebachim 19, a · texte numérisé non relu

Ihid. Sebachim 19, a

chés. Le débat s'ouvrait sur tous: ces 'travaux comparés et la majorité décidait ce qui paraissait digne d'être recueilli et ce qui» devait être laissé à l'écart;

La Métibta de Sura n'employa pas moins de trente années à ce travail. Après qu'on eut terminé l'examen et le classement de tous leâ matériaux si laborieusement collectionnés> R. Aschi, aidé de quelques collaborateurs spéciaux, se livra, à son tour, à un travail de révision qui absorba plusieurs années ; mais, enfmj le tout fut atteint. ' r

Le Talmud de Babylone était créé et le Judaïsme de la dispersion possédait, dans la Mischnah et là Guémarak^^ le livre où il pouvait lire l'histoire encyclopédique des siècles de luttes par lesquels avait passé la réforme pharisienne.

Cependant, ce livre considérable ne fut pas absolument achevé sous la direction de R. Aschi. Bien que l'histoire honore généralement ce célèbre docteur comme l'auteur du Talmud babylonien, il faut reconnaître qu'il ne put y mettre lui-même le dernier sceau. Il mourut eh 42T, et il s'écoula plus de soixante-dix ans avant que ses successeurs aient pu accomplir intégralement cette vaste entreprise.

Après sa mort, eneffet^lapersécution qui, jusquelà, avait épargné les Juifs de ces contrées, éclata tout

1. Nous répétons que c'est aussi sous ce nom caractéi'istique (Complémeut) qu'on désigae les deux Talmuds,

à coup contre eux. Sous Yesdigird et Firuz (de 440. à 485), la propagande des Chrétiens sur les bords de l'Euphrate excita, dans l'empire des Perses, des passions religieuses dont les Juifs furent malheureusement victimes. Les écoles furent fermées ; les docteurs, dispersés ; l'exercice du culte, interdit. Ce n'est qu'après ces règnes cruels que le calme se rétablit peu \ peu. Sura et Pumbédita reprirent alors leur ancienne autorité. Rabinah, à Sura, R. Yosé, à Pumbédita, éclairés même par ces tristes événements sur la nécessité déterminer l'œuvre de.R. Aschi, s'empressèrent d'en reprendre les travaux suspendus. Grâce à leurs efforts et à ceux de leurs coopérateurs, le Talmud de Babylone fut entièrement rédigé à la fin de l'année 499 (le 13 kislew, 2 décembre), au moment où le cinquième siècle expirait.

Les nouvelles études auxquelles on se livra, dans ce but, permirent d'élargir les proportions de l'œuvre entreprise. Les docteurs babyloniens ne se bornèrent pas à recueillir pieusement les restes du passé ; ils ajoutèrent aux traditions anciennes les décisions récentes et voulurent, avec raison, exposer l'état de la science et de la doctrine jusqu'à leur époque. Les opinions de R. Aschi, sur une foule de points que les précédents Amoraïtes avaient écartés parce que les solutions traditionnelles leur paraissaient incertaines ouinsuffisantes, furent notamment introduites dans le

T^lmiid, comme ayiant une autorité égale à celle des Tanaïtes ^

Sans vouloir affaiblir le mérite de R, Aschi et de ses successeurs, il faut avouer cependant qu'il y a quelque exagération dans les appréciations hyperboliques par lesquelles on a caractérisé l'étendue et l'importance de leurs travaux. L'œuvre considérable accomplie par R. Yéhoudali le Saint dans la Mischnah, par R. Yochanan et les derniers docteurs palestiniens dans le premier Talmud, rendirent la tâche beaucoup plus facile pour les Amoraïtes de Babylone. Ceux-ci n'eurent qu'à réviser et à compléter. C'est beaucoup sans doute car le développement des études talmudiques, depuis les premiers compilateurs, avait été colossal; mais enfin ce n'est que justice de reporter le principal honneur à ceux qui avaient frayé la voie. Ce qui appartient sans conteste aux Babyloniens, c'est la collection de tout ce qu'avait produit le mouvement des écoles pendant la période intermédiaire; c'est surtout la conservation des traditions et des doctrines qui s'étaient développées plus particulièrement en Babylonie et que les Amoraïtes de Palestine n'avaient peut-être pu connaître et apprécier qu'imparfaitement. Ils sauvèrent aussi de l'oubli un grand nombre de documents liés à l'histoire du second

1. Les sentences talmudiques de R. Aschi sont connues sous le nom de Memrah. C'est du reste le nom qu'on donnait, en Babylonie, aux opinions doctrinales des principaux maîtres.

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temple et qui ne figuraient dans aucun des recueils antérieurs. Ainsi définie leur œuvre fut assez importante pour justifier le renom qu'elle leur a acquis ^ S'il ne faut pas la surfaire, il ne faut pas non plus la déprécier.

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Il est très-difficile déjuger sainement les deux Talmuds. Ce sont des ouvrages d'une originalité telle qu'elle défie et déroute toute comparaison. La Mischnali, jusqu'à un certain point, ressemble assez aux Paiidectes du droit romain ; les Talmuds ne ressemblent à rien de ce qu'ont produit ni l'antiquité ni les temps modernes. C'est bien, comme nous l'avons dit, l'Encyclopédie du Judaïsme ; mais, dans la passion de conserver tous les souvenirs du passé, ses anteurs ont recueilli, indifféremment, le bon et le mauvais /le vrai et le faux, le raisonnable et l'absurde. Ils ont voulu que ce fût un miroir où la vie entière du peuple juif se reflétât dans ses moindres détails, avec ses passions, ses luttes, ses controverses, ses sympathies et ses haines, de façon à ce que, dans la suite dès âges, Israël pût y voir tout ce qu'il avait fait lorsqu'il était encore une nation, tout ce que ses chefs, ses docteurs et ses penseurs avaient élaboré, décidé, rêvé et accompli dans le mouvement des partis, des événements et des idées.

Aussi, ce q^û m^,n(iiie essentiellement au Talmud, c'est runité. Çgux-là sersiient insensés qui y, chercheraient un système préconçu ou une doctrine à lignes fixes. La^multitude de choses, de sujets, de faits de toute nature qui y sont confusément entassés, n'est pas l'œuvre d'une seule intelligence ; elle ne porte pas l'empreinte d'une personnalité qui ramène tout à sa propre croyance ou à son propre but. Les écrivains qui ont parlé , impartialement de cette compilation étrange, ont dit, avec raison, que les auteurs n'en furent ni un homme ni une école, mais un peuple entier. C'est en effet toute la Judée et toute laBabylonie qui en ont préparé les éléments et en ont fourni les matériaux pendant une longue série de générations.

On y admire les grandes inspirations de la science et de la piété telles que les ont formulées les vrais sages du Judaïsme; mais on y trouve, en même teinps, toutes les erreurs qu'ils ont eues à combattre et que des esprits moins élevés ont répandues, à côté d'eux, parmi les masses. Les plus nobles principes de raison, de sens moral, de libéralisme, de tolérance et d'humanité s'y heurtent aux absurdités les plus choquantes, aux sentiments les plus étroits et les plus fanatiques. Les haines populaires y éclatent sans réserve et y font contraste aux plus beaux préceptes d'amour et de fraternité. Les passions nationales contre les étrangers y font explosion comme un vio- IL 23

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lent démenti aux paroles de paix, de philanthropie et de justice qui y sont ensuite prononcées envers tous les hommes sans distinction de race, de religion et de patrie. Les désirs de vengeance s'y associent aux conseils de réconciliation, la colère à lapatience^ l'exaltation à la modération. C'est l'écho 'des mille voix dissonantes d'un peuple qui a passé parles vicissitudes les plus diverses et à qui les événements ont, successivement, inspiré tant de vœux et d'opinions contradictoires. Les Zélateurs y ont laissé la trace de leurs fureurs, tandis que nous y suivons les efforts pacifiques des sages disciples d'Hillel. Les décisions des Synhédrins sadducéens et révolutionnaires y figurent comme celles des assemblées pharisiennes. Les discussions des écoles, les controverses des docteurs, le pour et le contre, les fantaisies d'un débat improvisé, les lazzis d'une conversation familière, les jeux de mots, les épigrammes, tout y est recueilli, presque toujours sans ordre^ sans méthode, sans règle et sans suite, de sorte que l'esprit, s'il n'est pas guidé par un flambeau conducteur, risque de s'y égarer comme dans un labyrinthe inextricable.

On comprend, dès lors, que le Talmud ait pu devenir, de tout temps, un vaste arsenal où les ennemis comme les défenseurs du Judaïsme ont trouvé aisément toutes les armes et tous les arguments de combat qu'ils ont pu désirer à l'appui de leurs thèses respectives. Les détracteurs en ont mis en relief, départi

pris/tojiis les- mauvais côtés ; les apologistes n'en ont voulu I voir que les parties brillantes . Les uns et les autres auraient eu raison si le Talmud était un livre doctrinal, ayant une autorité souveraine et formant, d'une manière absolue, le code religieux du Judaïsme. Mais ce n'est pas un code; ce n'est qu'un recueil de sentences, de maximes, d'opinions et d'événements, réunis et présentés au hasard, sans que nul ait prétendu les imposer^ dans leurs contradictions radicales, au respect des générations futures. Les Talmuds sont les annales désordonnées du Judaïsme. Le peuple hébreu y apparaît tout entier, dans sa vie publique et privée, sous l'infinie variété déformes, de mœurs, de croyances, d'institutions et d'idées qui caractérise inévitablement l'existence d'une société politique et religieuse pendant un espace de près 'de dix siècles. Quand on pénètre dans ce monde inconnu, on éprouve un effet analogue à celui qui saisit l'àme lorsqu'on visite les ruines dePompéï et d'Herculanum. Toute une civilisation, enfouie dans ïes entrailles du passé, semble sortir de dessous terre et ressusciter, aux regards modernes, les plus petits détails d\m état social qui remonte à dix-huit siècles en arrière. Mais, pas plus dans le vieux liyre que dans la vieille cité engloutie vivante sousleslaves du Yésuve, onnepeut chercher et trouver que le secret de la vie familière d'une population surprise tout d'un coup et pétrifiée dans une épouvantable catastrophe.

Le Talmud est une Pompéï moral. C'est rimage, prise sur nature, du mouvement juif depuis' lés hommes du grand Synode jusqu'aux derniers Âmoraïtes. Grand ou petit, beau ou laid, juste ou injuste, modéré ou passionné, sensé ou erroné, bon ou méchant, bas ou sublime, révolutionnaire ou réactionnaire, réformateur ou conservateur, libéral ou lyranni que, le voilà tel qu'il a été. C'est le portrait fidèle d'une époque avec toutes ses qualités et toutes ses imperfections. Il ne faut pas y chercher autre choses

Mais, ainsi défini, quel merveilleux assemblage d'idées et de notions de toute sorte ! Et que de choses imprévues on y rencontre et que de choses intéressantes on y apprend sur l'histoire et les doctrines du peuple juif pendant plus de mille années !

Outre les discussions légales ayant pour objet l'interprétation et le développement de la loi écrite et de la loi orale, de la, Mikra et de la Mischnah, outre la casuistique des docteurs et l'enseignement des écoles, ce que le Talmud renferme au point de vue philosophique, scientifique et moral, est énorme. Toutes les questions de la métaphysique, de la théodicée et de la psychologie y sont abordées et creusées avec une hardiesse de vues et une indépendance de pensée vraiment extraordinaires. Les sciences exactes et les

sciences occultes y ont une liarge place. Quant à la morale, elle y abonde, pour ainsi dire^ àchaque page, éclatant. par quelque, belle maxime de sagesse, de vertu iÇt de raison pratique, par quelque admirable parabole ou par, quelque pittoresque légende. On peut dire du Talmud ce qu'on a dit du fameux Pic de la Mirandole, qu'il parle de tout ce qu'on peut savoir et d'une foule d'autres choses encore, de omni re sc^bili etquibusdamaliis.

Il faudrait des volumes pour analyser cet ensemble colossal de systèmes et d'hypothèses.

Dans le vaste champ de la métaphysique et de la physique, dans la recherche des vérités psychologiques et dans l'observation des lois naturelles, le Talmud est plein de discussions approfondies qui prouvent que les chefs des grandes écoles n'avaient rien négligé de ce qui concerne la vie terrestre et la vie future de l'homme .

La préexistence de l'âme, les conditions de sa création et de son union au corps, sa nature, ses facultés, sa responsabilité en ce monde et dans l'autre, sa rémunération ici-bas et ailleurs, etc. etc., y sont attentivement discutées. — Les peines, au delà du tombeau sont-elles ou non éternelles ? L'âme humaine, avant de passer dans le monde futur, subit-elle d'autres épreuves sur cette terre ? Que faut-il penser de la métempsychose? Y a-t-il des êtres intermédiaires entre Dieuet l'humanité ? L'esprit du mal est-il un être réel, ayant un pouvoir distinct de celui de Dieu et servi

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par des satellites à ses ordres ?Gu bien, n'est-ce que le symbole personnifié des mauvaises passions ? Comment faut-il croire à la résurrection ?-^ Les immenses régions de la psychologie et de lathéodicée sont ainsi parcourues dans tous les sens. Celles de la Cosmogonie sont ouillées avec une égale audace .

Qu'est-ce que la puissance créatrice et comment, â pu se faire la création ? Est-ce par l'action directe de Dieu ? Est-ce par l'intervention de forces intermédiaire^, Anges/ Yerbe ou autres agents immatériels ?- Comment s'est formée la matière? Peut-elle exister par elle-même? Quelles en sont les conditions et les lois? Quels ont pu être les éléments primitifs ? Quelle est la nature du ciel et du firmament ? Quels sont les rapports du monde céleste et du monde terrestre? Que faut-il croire de l'unité ou de lapluralité des mondes, de la modernité du temps et de l'espace? Tout un traité, celui de Hagguigah, est consacré à l'enseignement Q.osmo^omq\jLQ eii\di.Béreschith Rabba abonde en légendes et en hypothèses originales sur le commencement des choses créées.

Poussée ainsi sur la pente du voyage dans les sphères de l'Inlini, la controverse talmudique ne s'arrête pas au seuil de l'Univers visible ; elle s'élance dans les champs de l'idéal et décrit la géographie de l'Empyrée comme si elle en connaissait les moindres détails. — C'est ici surtout que la vieille Chaldée a mis dans le Talmud son cachet de

mysticisme et de •surnaturel., ^r-Bahylone était la, terre classique des sciences occultes. Les antiques théories delà Kabbale juive s'y combinèrent avec les doctrines secrètes du Mazdéisme, et de là est venue cette masse de rêveries bizarres sur les anges et les démons, sur les milices célestes 'et infernales, sur le Gan Eden (Paradis) et le Guéhinom (Enfer), sur les sorciers acolytes des mauvais esprits, sur les formules; d'exorcismes, sur les explications des songes ets même sur les remèdes magiques^ en un mot, sur toutes les fantaisies du merveilleux, qui avaient cours dans les écoles babyloniennes, comme dans les préjugés populaires , et que les compilateurs du Talmud ont enregistrées, bien que ce soient autant de superstitions aussi opposées à l'esprit de la loi qu'aux saines traditions du Judaïsme.

Emportés, avec les mystagogues talmudistes, sur les ailes delà chimère, nous pourrions faire un voyage plein d'émotions dans les régions de la vie 4' outretombe. Les descriptions mythologiques des chanips Élyséens et du royaume de Pluton, tels que les peignent Homère et Yirgile, les trois degrés de l'Éternité, tels que les a décrits le grand Gibelin de Florence, l'immortel Dante, conduit par le poëte de Mantoue et la céleste Béatrix, sont dépassées par les rêveries ialmudiques. Le Gm Eden et le Guéhinom \ (la Gé-

1, Le nom du Paradis, Gan Eden, jardin d'Éden, est emprunté au récit biblique de la, Genèse.. Le Guéhinom, la. Géhenne., dont parle

Aewwe) n'ont aucun secret pour les mystiques du Judaïsme. Ils en connaissent lés dimensions et les divisions intérieures. Ils savent comment, se nomme ^chaque région céleste ou infernale et peuvent dire, avec exactitude, tout ce qui s'y trouve et toiit ce qui s'y fait. Comme le poëte florentin, ils énamèrent les portes qui donnent accès dans la cité des larriies, per me si va nella citta (/o/ew^e. Ils savent tous les genres de peines qui sont réservés aux damnés, la nature des supplices qu'ils ont à subir et même 4a forme dès instruments de torturé auxquels on les applique. C'est aussi sombrB que terrifiant. Naturellement ils n'ignorent aucun des noms, aucune des fonctions des démons chargés d'être les exécuteurs des hautes œuvres de la justice éternelle ' .

Ils ne sont pas moins précis sur la topographie des Cieux que sur celle de l'Enfer. Il y a sept cercles célestes : le Vilôn^ sphère inférieure où s'opère le mouvement diurne; X^Rakiâ^ où roulent les planètes et les étoiles ; les Ghéhakim, où un moulin merveilleux triture la manne céleste qui doit nourrir les justes dans le Gan-Eden; le Zéboul, sanctuaire où l'archange Michaël offre à Dieu les âmes pieuses ; le Mdon, où résident les choeurs angéliques qui chantent les

aussi l'Évangile, emprunta ce nom à une vallée, près de Jérusalem, où l'on jetait des cadavres d'animaux,

1. Les descriptions de l'Enfer se trouvent surtout dans les traités talmudiques Eroubin 2Q, — Menachoth, 106. — Taanilh 10 — Pessachim 54. — Hagguigah 13. — BereschUh Rabha sect. 15, etc. etc.,

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Idùaiiges ide rÉternel; lèsArcéoth, siège àe Féquité^ deMihiàêrièôrdè] des trésors flè vie, de paix et de bénédiction^ C'èstla que les^ûstes jouissent de la: béatitude étërnèUje. Les Séraphim, \ès Ophariim et les saintes if aïoi/i, s'y pressent auprès du trône divin dans l'adoration de « Celui qui est ^ . » Nous assistons aux séahceé de l'Acàdéinie céleste^ où les saints élèvent leur esprit à la conception complète des perfections dé Dieu; nous contemplons le banquet merveilleux où les justes se disent l'un à l'autre : « Voici notre » i)îeù/ ! )î et le festin étrange duLéviathan, cemonstre marin si pittoreèqueirient décrit dans le livre de Job *, que l'on ne s'attendait guère à rencontrer tout à coup dans les hauteurs (le l'Empyrée.

Mais ce sont là les fantaisies de l'imagination. Elles n'ont été insérées dans le Talmud que pour rappeler les bizarres hypothèses où des docteurs imprégnés de l'esprit^ ka,bbàlistique s'étaient laissés entraîner . On verra plus loin quel dédain lainajorité des docteurs professe pour cet idéalisme sansfohdement, et avec quel soin ils en écartent leurs disciples.

Il n'en est pas ainsi des sciences positives. Les études mathématiques et cosmogràphiques, l'histoire naturelle, la médecine, etc. , étaient en grandhonneur

i. Talmud, Hagguigah.

2. Ou l'appelle Mélibta-dé-Rakiâ. — Talmud, Berachothyii. — Baba Metzia,S6.

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