‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 412 sur 500 · Cabanis, Rèoolution de la médecine, ch. ir · texte numérisé non relu

Cabanis, Rèoolution de la médecine, ch. ir

4. "Voir surtout les traités Kilaim, BulUm, SchébiU, Moéd-Katon, Menacholh, etc. ;

sontpasfaitillùsion eux-mêmes sur les, imperfections de leur œuvre. Ils rappellent quelque part « une » sombre et obscure demeure ^, » qualification parfaitement exacte, car c'est certainement la clarté; qui manque le plus à cet amas colossal de faits et d'idées. Il est même tel docteur talmudiste/ qui s'imposait des mortifications en priant Dieu de lui faire oublier ce qu'il avait appris en Babylonie^.

De ces aveux, aussi bien que de l'étude historique à laquelle nous nous sommes livrés sur l'origine et la nature de ce vaste recueil, il faut tirer une conclusion qui caractérise l'autorité de l'œuyre et la pensée de ceux qui l'ont accomplie.

' Le Talniiid n'a jamais pu avoir et n'a jamais eu, aux yeux de ses auteurs ni devant l'opinion publique, le caractère obligatoire d'une loi, encore moins d'une loi révélée V II est en effet, bien plus encore par luimême que par ses principes, une protestation au profit dé la liberté d'examen contre la doctrine de la foi aveugle.

C'est plus que l'affirmation du droit d'appréciation et de critique en matière religieuse, c'est ce droit luimême en action; c'est la liberté de discussion en pratique vivante ; c'est la raison humaine en mouvement, fouillant, analysant, disséquant et résolvant,

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