‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 426 sur 500 · Traité Berbc/ibW/, chap. i.etu, i · texte numérisé non relu

Traité Berbc/ibW/, chap. i.etu, i

ilO LES PHARISIENS,

immatériel, dans l'enseignement du livre saint, qu'il est unique ' , mais ce qui appartient à l'enseignement pharisien, c'est le soin qu'Omet à éviter, non-seulement dans la pensée mais encore dans les mots qui la formulent, tout ce qui peut ressembler à un anthropomorphisme et donner une idée matérielle du principe spirituel.

Déjà, au temps d'Ezra,nous avons vu les auteurs-du Tarffoum, traduction libre du texte biblique en langage usuel, faire des efforts inouïs pour spiritualiser jusqu'à l'extrême la puissance active de l'Être des êtres. Chaque fois qu'il est question dans l'Écriture de la main et de l'action de Dieu, ils substituent au mot textuel l'expression générale et purement morale de « la parole divine m Meïmrâ. Héritier de leur pensée, le Pharisaïsme dit à son tour, accusant les prophètes eux-mêmes de n'avoir pas veillé suffisamment sur leur langage : « Grande a été l'audace des Nébiim, » lorsqu'ils ont assimilé le créateur à la créature en » mettant une forme humaine sur le trône céleste. '^ » Aussi n'admet-il pas qu'on puisse donner à Dieu des attributs, caries attributs, quahtés de l'être, en sont, par cela même, des éléments distincts et, dès lors, hmités, qui ne sauraient se conciher avec l'idée d'une essence spirituelle aussi indivisible qu'elle est une.

1. « Prenez bien garde à vos âmes, car vous n'avez vu aîicwwe » figure, aucune ressemblance, le jour où l'Éternel vous parla, au mont » Horeb, du milieu du feu.» (Deutéronome, ch. iv, 15J

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