‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 433 sur 500 · Talmud, Baba Mctzia · texte numérisé non relu

Talmud, Baba Mctzia

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d'un coup les lois physiques de l'univers, il avait, par une hypothèse hardie, singulièrement rétréci le domaine du surnaturel. « Ce que nous appelons un » miracle, disaient les docteurs pharisiens , n'en est » pas un pour la Providence. Il nous semhle à nous » qui ne voyons que les effets sans pouvoir remonter n aux causes, que les lois de la nature sont subite- » ment modifiées; il n'en est rien. L'incident anor- » mal qui nous étonne, était dès longtemps prévu et » ordonné ; il arrive à son jour et à son heure comme » un fait régulier. La nature y était préparée dès l'o- » rigine ; elle le produit avec la même précision et la » même exactitude que tous les autres phénomènes » dont nous sommes journellement témoins. Dieu, » dont la prescience égale la providence, sachant, au » moment même de la création, que telle déviation à » la marche naturelle des choses serait nécessaire » dans un grand intérêt moral ou social, a tout ar- » rangé, dès lors, de façon à ce que le fait se mani- 1) festàt de lui-même à l'époque opportune. »

La Mischnah ' , dans un passage où elle énonce les principaux miracles de l'histoire des Hébreux , dit qu'ils furent créés eux-mêmes dans Fœuvre cosmogonique, le vendredi soir^ sixième jour de la création, à l'heure du crépuscule, lorsque l'homme venait de sortir des mains du divin ouvrier.

« Dès le principe, ajoute le Talmud ^ Dieu fit ses

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