LA. LOI ORALE, LES PROPHÈTES ET LES SCRÎBES ■■ ^ 'I
On voit, par ce qui précède, dans quel esprit ràgirent Ezraet ses conseillers. C'est cet ensenible d'institutions et de principes qu'ils nommèrent « la haie de la loi », réseau d'ouvrages avancés dont le culte extérieur, l'instruction publique et les décisions judiciaires formaient comme les forteresses de façon à rendre inexpugnable le Judaïsme réformé.
Cependant, de telles innovations étaient-eUes compatibles avec la lettre du code mosaïque qui disait de la loi du Sinaï : « Yous n'y ajouterez rien et vous » n'en retrancherez rien?*» Les réformateurs n'étaient pas hommes à reculer devant cette difficulté. La tradition, ne pouvant l'attaquer directement, la tourna par l'affirmation d'un fait qui ne s'appuyait, il est vrai, sur aucune preuve certaine, mais qui, généralement admis par l'opinion, donna à la nouvelle doctrine toute la liberté d'allures dont elle avait besoin.