‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 45 sur 500 · Dedtérokome, cil. lY · texte numérisé non relu

Dedtérokome, cil. lY

Les docteurs d'Isriaël prétendirent qu'à côté de la législation écrite dans le Pentateuque, il en existait une autre, annexe et développement de la première, qui n'avait jamais été et ne devait jamais être fixée par écrit. Transmise d^une génération à une autre, cette loi avait passé de bouche en bouche*, contenant toutes les règles nécessaires pour résoudre, suivant les circonstances, les questions graves que l'application du droit écrit soulèverait et aviser aux cas nouveaux qui pourraient se produire.

S'il fallait en croire là tradition pharisienne, fort intéressée, comme on le verra plus loin, à attribuer au Pharisaïsme une antique et illustre origine, la loi orale se rattacherait, par une chaîne non interrompue, à la révélation du Sinaï. C'est Moïse lui-même qui, en dehors des dispositionsiextuelles de la loi écrite, aurait fait connaître à Josué et aux soixante dix anciens dont il s'était entouré comme d'un grand conseil populaire^ les principes essentiels d'une autre loi traditionnelle et purement verbale destinée à compléter, à expliquer et à développer la première. Les anciens auraient transmis cet enseignement spécial aux prophètes ; ceuxci, à leur tour, l'auraient communiqué aux hommes du grand Synode ^ du sein desquels nous ne tarderons

1. De là le nom de Loi orale (DS Ss^^W min), littéralement « Loi M de bouche. »

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