‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 447 sur 500 · Daniel, cli. xii, 3 cl suiv · texte numérisé non relu

Daniel, cli. xii, 3 cl suiv

» du verrier pour le verre, le souffle de Dieu ne poiir- )) rait-il pas le faire pour le corps humain '? »

Certes, cette foi en la toute-puissance divine peut être considérée comme une grande^ vérité aussi bien au point de vue philosophique qu'au point de vue religieux, mais que prouve-1-elle pour la possibilité matérielle de la résurrection? Les adversaires avaient beau jeu à répondre que tous ces arguments passaient à côté de la question sans la résoudre.

Toutefois la croyance en la résurrection, beaucoup plus saisissante pour les masses que l'idée abstraite de l'immortalité, avait été trop solennellement professée par le Pharisaïsme ; elle lui avait donné, dans toute sa phase militante, une trop grande force d'opinion, pour qu'il put la déserter faute' de pouvoir l'expliquer rationnellement. Seulement, il s'est fait, dans son sein, à cette occasion, une sorte de scission doctrinale, qui est restée assez vague dans sa formule précise, mais qui est très-visible dans ses tendances. '-— La plupart des docteurs, fidèles à la tradition primitive, ont maintenu le principe de la résurrection dans son sens matériel et tangible. Se réfugiant, pour répondre à tout, dans l'omnipotence divine, ils ont conclu que le créateur, qui a formé le corps humain, peut bien enfermer un autre identiquement semblable à celui dans lequel l'homme a vécu d'abord et que la

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