Voir plus haut, livre VU, ch. ui, page
Afin que ces principes de tolérance ne pussent être considérés comme des opinions purement personnelles, le traité vraiment dogmatique du Talmud, déclare à son tour : « Qu'il suffit d'accomplir con- » sciencieu sèment une seule prescription de la loi » pour avoir part aux félicités de la vie éternelle*. » •^ « Celui, est-il dit dans un autre passage non moins caractéristique, « celui qui observe avec foi un seul » précepte, est digne d'être inspiré de l'esprit prophé- » tique ^ »
Quoi qu'en aient pensé ceux qui ont jugé superficiellement le Pharisaïsme sur les paroles sévères de l'Évangile, il n'a jamais voulu faire de ses disciples des dévots outrés absorbant leur vie entière dans les pratiques extérieures du culte. Le fétichisme de la forme, où la superstition et l'ignorance, lancées sur cette pente, devaient fatalement aboutir^ eût été un autre genre d'idolâtrie non moins redoutable que celle des faux dieux et contre laquelle protestait d'avance la pureté du spiritualisme pharisien. Mais la doctrine ne s'est pas même arrêtée aux déclarations si- décisives qu'on vient de lire. Elle ne s'est pas