Talmud, S^rt/iC'rfnn m
2. Talmud, Hagguigah, 9. — Yalkui 69, b. — Il n'est pas hors Oe propos de remarquer ici que les apôtres chrétiens se montraient bien plus exigeants. La fameuse épître de saint Jacques, qui condamne la doctrine de saint Paul d'après laquelle la foi sans les œuvres suffit au salut, dit : « Quiconque viole la loi en un seul point est coupable » comme l'ayant toute violée. » {ÉpUre catholique de /acpes, ch. ii,
1 et suiv.)
LES PHARISIENS. 47o
bornée à dire, avec Yéhoschoua, que le travailéquivaut à la pratique du culte, elle a ajouté que « celui qui se » voue à l'étude de la loi peut se dispenser d'assister » aux offices religieux ^ y^qui studet^orat. Rechercher la vérité, méditer sur les grands principes qui rapprochent l'homme de Dieu, est, ainsi, considéré comme une œuvre aussi pieuse que de participer aux cérémonies du culte. Ne vaut-il pas mieux en effet occuper son esprit à l'étude de ce qui est bon, beau et vrai, qu'occuper ses lèvres à répéter machinalement des formules liturgiques, sans doute fort touchantes, mais qui ne sont que le vêtement de la religion et n'en sont point l'âme essentielle?
L'aphorisme que nous venons de citer peut être regardé comme une réponse du vrai Pharisaïsme à ces Pharisiens hypocrites que Jésus flagellait, de son côté, avec tant d'autorité et de justice, et qui espé-^ raient conquérir une haute réputation de science et de piété en exagérant devant le public les pratiques extérieures. La vraie science, la Vraie piété, proclame le livre de la tradition, ne consistent pas en ces simagrées de pure forme. Le culte que l'on rend à Dieu dans le silence de la méditation, en étudiant tout ce qui peut éclairer, diriger et moraliser les hommes^ est bien supérieur aux actes de dévotion plus ou moins calculée auxquels on se livre dans les maisons de prières pour être vu de la foule et lui imposer