‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 467 sur 500 · Jéritsai,., Béracholh, ch. ix · texte numérisé non relu

Jéritsai,., Béracholh, ch. ix

L'homme, qui a imaginé des cultes compliqués et souvent étranges, est-il donc le seul être qui invoque le maître, de l'Univers et proclame sa gloire? Non! la création entière est un temple immense où toutes les créatures chantent ensemble l'hosannali universel. Et cependant il n^ a, dans le concert d'amour que tous les êtres de la terre font monter vers celui de qui tout descend, ni formes rituéliques, ni médiateurs, ni intercesseurs. La nature élève ses mille voix vers les sphères infinies et l'Éternel y répond en maintenant la sublime harmonie des choses créées.

Nous avons déjà signalé les passages de la liturgie d'Ezra où les animaux, les astres^ les cieux et la terre, comme un seul être colossal doué de sentiment et de vie, s'unissent aux milices célestes et aux fils de l'homme pour glorifier le nom, la bonté et la puissance du Dieu Un \. 11 y a, dans le livre de la tradition, un chapitre spécial, qui est tout un poëme de délicatesse et de grâce, où l'auteur fait chanter les louanges du divin maître par tout ce qui existe. Les oiseaux, les poissons, les bêtes sauvages, les plus petits insectes, l'Océan, le désert, les fleuves, les bois, les montagnes, le cèdre du Liban et l'hysope, entonnent le chœur admirable de l'adoration et de l'amour, empruntant, pour honorer Dieu, aux plus beaux psaumes du roi-prophète quelques-unes de leurs splendides inspirations. Ce. concert de la nature

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