Talmud, Taanith ii
o02 LES PHARISIEISS.
siste à respecter la loi, non-seulement la loi j uive, mais celle de tous les pa}^s qu'on habite *, car « la loi est le » plus solide fondement de l'ordre public ^^, » et «, l'o- » béissance à ses prescriptions est la garantie de nos )) propres droits ^. »
« Par la même raison il faut se soumettre aux » pouvoirs établis, car, sans l'autorité, les hiommes » se dévoreraient les uns les autres *. »
Mais, à leur tour, « ceux qui s'occupent du manie- » ment des affaires publiques doivent s'acquitter de » leur mandat en vue du ciel, pour l'amour de Dieu, » dans un esprit constant de justice et d'impartia- » lité ^ . » — « Celui, disait Ilillel, qui se sert de la » couronne comme d'un instrument, tombera °. »
C'est surtout aux juges que s'adressept, dans cet ordre d'idées, les plus énergiques exhortations. — Juda ben Tabbaï et Simon ben Schétach, en réorganisant, sous le règne de Salomé, la Beth-din synhédriale, formulèrent les principes tutélaires qui doivent présider à l'administration de la justice et à la recherche de la vérité '. R. Ysmaël y joint ce précepte
i. BalHi Baihm, 54, a.