‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 477 sur 500 · Baba Bathra 110, a · texte numérisé non relu

Baba Bathra 110, a

a. Ibid.

G. Talmud, Kôtouboth 59, b, 7. Ibid., Synhédrin 29, a.

LES PHARISIENS. bOl

la vie du savant. C'est à leur exemple et à leurs leçons que la race juive doit l'esprit laborieux et pratique qui l'a toujours distinguée et en a fait, dans le monde romain, dans le moyen âge et dans les temps modernes, un des éléments les plus actifs et les plus féconds du mouvement industriel, commercial et économique.

L'idée qu'ils se faisaient des devoirs publics n'était ni moins élevée ni moins pratique que celle des devoirs privés.

Pour eux l'homme est un être naturellement et nécessairement social, un « animal politique » to Çwov mltrl-Mv, suivant l'expression d'Aristote. L'état de société est sa loi essentielle. Il n'est pas et ne peut être isolé, ni indépendant de ce qui l'entoure, ni indifférent à ce qui se passe hors de lui. Ainsi qu'il a été dit pins haut, la morale pharisienne lui recommande, sans cesse, de ne jamais se séparer de la communauté dont il est membre; mais elle ne se borne pas à ce précepte purement négatif. Suivant elle, le devoir de l'homme social est plus grand encore; il lui ordonne de participer efficacement à l'intérêt général, de concourir au progrès et au bien-être universel, de prendre sa part des souffrances publiques et de ne jamais se retirer dans son égoïsme quand un malheur menace ou frappe la société ^

Un autre devoir social, non moins impérieux, con-

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