‹ Les Pharisiens [microform]Chapitre 68 sur 500 · JosÈPHE, Ant. liv. XII, ch · texte numérisé non relu

JosÈPHE, Ant. liv. XII, ch

2. II Macchabées, cli. vi, 1. L'écrivain ne dit pas le nom de l'envoyé athénien.

3. C'est un des exemples que Josèphe cite de la versatilité nationale et religieuse des Samaritains. Il rapporte à cette occasion le texte de la requête qu'ils adressèrent à Antiochus. On y lit : « Les Sidoniens » quihabitent Sichem à Antiochus, Dieu visible ! — Nos ancêtres, ayant » été affligés par de grandes et fréquentes pestes, s'engagèrent, par » une ancienne superstition, à célébrer une fête que les Juifs appel- » lent Sabbath, et bâtirent sur la montagne de Garizim un temple » en Vhonneur d'un Dieu sans nom , où ils immolèrent des victimes. » Maintenant que Votre Majesté se croit obligée de punir les Juifs,

idoles des dieux peuplèrent l'enceinte sacrée. Un nouvel autel fut bâti où les Juifs étaient contraints de sacrifier tous les jours des pourceaux. Les parvis étaient remplis d'hommes et de femmes de tout pays, qui, outrageant la sainteté du lieu, s'y livraient à toute sorte de désordres. On menait de force les Juifs aux sacrifices offerts aux divinités de l'Olympe. Quand on célébrait les fêtes de Bacchus, on leur faisait suivre la procession la tête couronnée de lierre. L'observation des pratiques juives fut interdite sous peine de mort. Le nom même de juif fut proscrit comme un crime capital. Ceux qui osaient résister étaient livrés aux plus affreux supplices. On les déchirait à coups de verges, puis on les mettait en croix^ et, lorsqu'ils respiraient encore, on pendait auprès d'eux, à leur vue, par un infernal raffinement de barbarie, leurs femmes et ceux de leurs enfants qui avaient subi la circoncision \ Deux femmes accusées d'avoir circoncis leurs fils, farent jetées du haut des remparts avec ces pauvres innocents attachés à leurs mamelles ^. On brûla vivants, dans une caverne, un grand nombre de juifs fidèles qui s'y étaient réunis en secret pour cé-

» comme ils le méritent, ceux qui exécutent ses ordres veulent nous » traiter comme qmx, croyant que nous avons une même origine. » Mais il est aisé de prouver, par nos archives, que noas sommes » Sidoniens. » La requête se termine en demandant que le temple « qui jusqu'alors n'a porté le nom d'aucun Diea, » soit consacré à Jupiter. (JosÈPHE, 4n?«5'. liv. XI, eh. VIII.)

Page 1