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4. Talmud, Schabbath, 15. —On rapporte à ce fait la maxime que le traité Aboth attribue à ce docteur : « Que ta maison, disait-il, soit » l'asile des sages ; recueille la poussière de leurs pi^ds et bois leurs » paroles comme une onde salutaire. » Aboth, cb. i, § 4.
5. L'époque de la disparition du Grand Synode ou de sa transformation sous le nom de Synhédrin est difficile à préciser. Simon le Juste, on l'a vu, est indiqué comme un des derniers représentants du Grand Synode ; or il vivait dans le siècle qui a précédé l'insurrection
titre de Nassi^ prince ou président de la haute assemblée. — Ce fait caractérise un des résultats principaux de la révolution qui s'était accomplie. Le titre de Nassi avait toujours appartenu jusque-là au souverain pontife qui, dans le régime aristocratique précédent, concentraittous les pouvoirs et présidait le grand Synode. La déchéance morale du sacerdoce fit passer cette haute dignité aux docteurs de la loi, à ces hommes d'une vie si pure et d'une science si éprouvée qui, entourés de la considération publique, s'étaient montrés les courageux défenseurs des libertés et des croyances populaires dans la lutte destinée à délivrer Israël de ses maîtres étrangers et de ses tyrans intérieurs.
Il faut aussi indiquer, comme datant de cette époque, une institution particulière qui dura jusqu'à la crise suprême de la Judée, lors de la guerre contre les Romains. C'est celle des Duumvirs, ou, suivant le mot hébreu, « des couples » Zougoth. A côté du président du Synhédrin siégea un vice-président qui était, en même temps, à la tête de l'administration judiciaire. On le nommait « père ou chef de la maison de justice » Ab-heth-din^ . Il occupait le second rang dans les fonc-
. hasmonéenne. Quant au Syrihédrin, on voit qu'il existait à l'époque des Macchabées. La tradition le fait contemporain dé ces événements. (Talmud Sota 24. a.) Peut-être le Grand Synode. avait- il cessé d'exister. Peut-être se transforma-t-il simplement,
1. Le Grand Conseil représentatif qui siégeait au sommet de l'organisation juive est aussi désigné dans certains documents traditionnels sous le nom de Zikné-beth-Din, « les anciens de la maison
tions publiques. Ce Duumvirat fut sans doute créé en vue de faire désormais contre-poids à l'autorité excessive qui, sous le gouvernement des grands prêtres tsadokites, avait marqué le pouvoir du Nassi.
Lorsque José benYoézer fut investi de la présidence du Synhédrin, le titre de Ab-beth-din fut donné à un autre docteur également célèbre, José ben Yochanan, de Jérusalem ^ Lui aussi était de famille sacerdotale. On sent, à ce premier efTort, que la révolution n'ose pas rompre encore ouvertement avec la tradition. Elle dépossède la branche aînée de la famille d^Aaron de l'autorité suprême dont celle-ci s'est montrée indigne ; mais elle hésite à substituer aussitôt, dans les emplois publics, l'élément laïque, pour nous servir d'expressions modernes, à l'élément religieux. Les chefs du nouveau Synhédrin continuent à être choisis dans les rangs du sacerdoce. Mais, si José ben Yoézer et José ben Yochanan sont élevés à ces hautes dignités, ce n'est plusjoarceç'we, c'est quoique i^vèirQS. On considère leur science, leur piété, leur patriotisme, leur mérite personnel en un mot, et nullement leur filiation. Au fond, le Hassidisme ou plutôt le Pharisaïsme l'emporte , en leur personne, sur le sacerdoce et l'innovation est
» de justice. » {Yoma, ch. i, §2.) Il serait possible que ce fût la dénomination donnée à l'assemblée pendant la période intermédiaire entre le Grand Synode et le Synhédrin. — Néanmoins le terme parait plus exclusivement applicable à la section qui formait le pouvoir judiciaire..