JosÈPHE, Antiq. liv. XII, ch. ii^ et vu
' 2. Le Sénat, mot dont se sert Josèphe, désigne évidemment le Synhédrin, soit qu'il portât alors ce nom, soit qu'il s'appelât, comme on l'a vu plus haut : « le Conseil des Anciens. »
» peuple de Lacédémone^ nos frères, salut! * » — De leur côté, les gouvernements étrangers qui, pendant la période delà lutte, ne reconnaissant pas encore en Judée de gouvernement régulier, se contentaient d'écrire « à la nation des Juifs^, » changent aussi leurs formules et s'adressent : « Au souverain pontife, aux » anciens et au peuple juif ^ »
Il serait contraire à l'évidence de ne voir dans ces expressions qu'une phraséologie banale. L'ensemble des événenients à la suite desquels elles se sont produites, est trop caractéristique pour permettre aucun doute sur leur signification réelle.
Le mouvement hasmonéen porta donc, dès les premiers temps, tous les fruits qu'en avaient espérés ceux qui en furent les auteurs. Il ne conquit pas seulement l'indépendance nationale ; il réalisa en outre, à l'intérieur, une grande [réforme politique. Il fit, surtout, arriver au pouvoir le parti pharisien, dont José ben Yoézer était alors le représentant le plus autorisé, parti des classes moyennes, qtii prit désormais une part prépondérante à l'administration de la chose publique et des intérêts religieux.
x\.vec lui et par lui ce fut la démocratie juive qui remporta une victoire décisive sur l'aristocratie patricienne et sacerdotale. Mais l'œuvre révolutionnaire,
1. JosÈPHE, Ant. liv. XJII, cil. ixj I Macchabées, cli. xri, 6.