I. OdyM., IX
'2. Odyss., l\, 115.
.'). Cetto ropixxluclion, comme la précédoiitp, est cmpruiUêe à la traduction française de E. Suess. la Face de la Terre, 11, fig. iiO et 111. 4. Notes de voyage.
LKS PIlfilSIClKNS KT L'ODYSSÉE.
loiir, ni liardiosse, ni élégaïuT dans roUo fin de vcms, (|ni siniplrniont, honn(H(Mn(»nL n'a pins qne W inôrile de décrire en Irnis niols Inn dc^s aspeels earaelérisli(|nes de celle canipa*çne italienne: les ^niirlandes de vignes balancées «l'ornies en ormes.
Parce donx malin de |)rinlemps flenri, snr la clianssée dallée cpii descend des collines, les gardiens de montons ponssent lenrs Ironpeanx vers les ruines de Knme. Ces Gens des Yeux conlinnenl de Iracasser llypéiie, dont ils sont aujourd'hni les maîlres, et dont leurs montons hronlent les vignes et les vergers. La chaussée dallée, (pii aboulil au pied de Kume, à la douane de la grève, vient de Naples à travers le |)lateau phlégréen. Nous en remontons la penle, au flanc des collines, pour atteindre le pays de TAverne, en passant sous l'Arco Felice. Les dalles de lave noire tracent leiu* sillon dans la blancheur du tuf. Sur le
Fk;. 1-4. — l/Avorne*.
liane comme au sommet, ces collines phlégréeiuies sont d'une candide blancheur et Ton s'accoutume malaisément à la réverbération du soleil sur leur poussière de farine blanche. En haut de la pente, lArco Felice est une énorme jiorle de brique sous laquelle, au fond dune Iranchée, la route franchil le « sourcil » du Moule (irillo. Jusqu'ici, la fraîcheur des brises marines et les murmures de la grève venaient encore lempéier Falmos|)hère. Mais au delà de l'Arco Felice. nous entrons dans un premier « œil » peu profond. Aux penles et dans le fond de celle première cuvelle, la terre blanche el les champs de vignes sans ombre sépandent sous une chaude brume de poussièie. Voici cet œil du Moule (irillo. Mais derrière cet enclos de sourcils qui n'ont [)as grande hauteur, un autre ceil se cieuse brusquement : le sol s'eiïondre el le lac de l'Averne appareil dans le fond d'un aulie anneau, au bas d'un talus de '200 mètres à pic.
I. IMiolo-rraviiro (1':»|iits deux plioto-rraiiliic^ do M""" V. Ilôrni-d. Celle vue esl jirise des doriiièros juMilos du (1 sourcil » vers le Sud-Ouest. l>aus le fond, à droite, pointe le soiiiniel des C.junaldules cl plus près du rentre, le Monte Barharo.
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« L'Averne, dit Strabon, est enclos tout autour par des sourcils abrupts, qui le dominent de toutes parts, en ne laissant qu'une sortie vers la mer et vers le lac Lucrin. Les pentes en sont aujourd'hui défrichées et conquises à l'exploitation. Jadis une sauvage forêt les ombrageait de ses grands arbres et de ses fourrés impénétrables. Agrippa lit abattre la forêt et dégager le lac*. » Sous nos pieds, cet œil, ce grand œil de l'Averne étale sa nappe sombre. Sur les pentes, trois couronnes superposées se succèdent du bord de Teau jusqu'au sommet : en bas, les carrés d'échalas découpent la terre blanche; plus haut, foisonnent les broussailles étoilées de bourgeons et toutes dorées de genêts en fleurs : plus haut enfin, quelques grands arbres, châtaigniers, chênes et pins-parasols, dessinent dans le ciel, de leurs masses espacées, les fleurons de ce diadème.
Fie. 16. — La Solfatare*.
Par la pente extérieure qui regai'de le golfe, nous sommes descendus vers le Lucrin et vers Pouzzoles (la Nekuia odysséeinie va nous ramener à ce pays de la Sibylle et des Morts; nous Tétudierons alors en ses moindres détails). Puis nous quittons la route de Pouzzoles pour atteindre à travers les vignes et les collines blanches un autre œil rond, plus proche parent encore du Kykiope homérique : « Au-dessus de Pouzzoles, dit Strabon, est FAgora d'IIéphaistos, plaine cerclée de sourcils en feu, d'où s'échappent çà et là des souffles de flammes avec de forts grondements : la plaine est couverte de soufre lavé^ »
Cette Agora d'IIéphaistos, cet œil de soufre au fond de sourcils en feu, s'appelle aujourd'hui la Solfatare. Les guides* disent : « La Solfatare, ciatere
1. Strab., V, 2i4 : TrsptxXcîexat ô' "Aopvo; ôçpûjiv ôpÔtai;, 'j-KEpxeijxivai; zavraydôev icX-^.v xoû etç- "ZTAOu, vjv jièv T,]xipf<>; 8XTce';ro'/Ti[jLgvat;, icpdTepov oè TJVT,p£Ç£atv ifoi% GXt; jxEYaXooivôpw xal i^ixtù.
2. Photogravure d'après deux photographies de M"" V. Bcrard. Cette vue est prise des colhnes de rOuest. Au fond, se dresse le ceitle des « sourcils », qui séparent la Solfatare des vallées conduisant vers le lac d'Agnano.
5. Strab., V, 246 : ÙTzépxi'.tx'. 6è Tf,î -nôXEw; t, toO 'H^aî^tou 'Ayopa, iteoîov rgpixexXetjiévov oiaTÛpoi; Ô5p*jff:, X2^ivu)8£'.; eyoûffaiç dvaxvoi; 'zoWxyo'j xai ^poawoei; îxavw;*T6 ôè rsotov 6g{o'j -irXf.ps; sît». rjpToO.