‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 254 sur 343 · Bellin, p. 176; Imtruct. naïU., n« 691. p · texte numérisé non relu

Bellin, p. 176; Imtruct. naïU., n« 691. p

(acliiellement encore, les gens d'Ithaque ont quelques troupeaux sur Arkoudi, Atoko et les autres îlots de leur voisinage)* :

3o)0£x' £v TiTTsipo) àvéXai* Too-a Trwsa o'.wv, TOo-ffa ffuwv TuêoT'.a, tôt' aliroXia TrAaTs' aivtov p6<7X0uai Çeïvo'l ts xal auTOU ^wTopcç àvop£<;*.

Eumée ajoute que, dans Ithaque môme, sont les porcs et les chèvres, séparés d'ailleurs en deux troupeaux tout à fait distincts, dans deux districts particuliers. Dans le canton qu'Eumée surveille, sont les porcs :

Dans Tile aussi, èvÔàSe, mais tout à l'autre bout, sT/axif,, sont les onze troupeaux de chèvres :

ÊVÔàos 3' aiTToXia TrXaTs' alvwv svoexa tzolyzol £<TyaTt^ PocxovTO.

Celte même division va se retrouver dans les aventures d'Ulysse. Le héros débarqué se dirige d'abord vers les enclos du porcher Eumée : il ne trouvera là que des porcs et leurs gardiens. Puis il traversera l'Ile entière pour s'en aller à l'autre bout, s^yaTiT), vers la ville et le palais : c'est aux portes de la ville qu'il rencontrera le c/itaTier Mélanthios. La porcher Eumée et le chevrier Mélanthios représentent, dans ce dernier chapitre du Nostos, les deux types de serviteurs, — le porcher vertueux, hospitalier et fidèle à son maître ; le chevrier malhonnête, insolent et vorace. Le poète, ici comme en ses autres histoires, n'a pas inventé ce contraste. Dans la réalité, l'Ithaque odysséenne était partagée en deux régions de pâture, canton des chèvres et canton des pourceaux. Nous verrons qu'au centre, l'île rocailleuse, Tp'/iysïa, semée de monts abrupts, xpava/ , est une terre de chèvres. Dans le Sud, au contraire, Athèna nous dépeint les plateaux forestiers et les sources a l'eau noire, qui, sous la lloche du Corbeau, près de la fontaine Aréthuse, donnent leur onde fraîche et leurs glands nourriciers aux bandes de cochons; c'est là qu'Ulysse ira trouver Eumée :

O'f^V.^ TOV V£ (JUE^ai 7rap7)[JL£V0V • al 0£ V£[JLOVTai

Tiàp Kopaxo^ IliTpif £7ri T£ Kpr^vip 'Ap£6oûo"rj Eo-So'ja-ai pàXavov [JL£VO£!.x£a xal [xiÀav Goojp îrlvo'ja-ai. Ta 6' Oso-t'. Tpi^fst. T£8aÀ'jiav àXo!.»rjV^.

i. H. Siiiylli, The Mediterrauean, p. 54 : Illiaca is a rutçged, Ijrukrn, calcareou» inouiitaiii, y»»t carrfuUy cultivated in ail places of promise, and producing excellent currants, wino and oil which are oniharked at Ihe securc and — as iniplied by Ihe naine — deep port of Vatliy. Belween Ithaca and the niainland, tliere arc nunieroiis littlo uninliahited islets wliicli affurd pastura^e for the slieep and poats of llie Illiaca poasants; tho principal of lliesc islands are Aloko, Provati. Pondico, Modi, Makri and Oxoi.

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