Cf. Partsch, Kephallenia, ]>. 54 et suiv
iO« LES PHÉNICIENS ET L'ODYSSÉE.
Pivs (le la Source Aivtliiise, il avait rencoiUré Euinéc et les étahles des porcs :
aù-ràp 6 SX àijjlsvo; Trpoa-sêr, Tpr/^stav aTaprov ywpov àv* 'jÂYjSVTa o»/ àxpia;.
Sur la carie, nous pouvons aisément tracer les « rocailleux lacels » de ce sentier, Tpr.ysïav àTap7t6v,qui va de Port Vathy à Parapigadi.Les voyageurs nous le décrivent. Gell, à la sagace et précise description duquel il faut toujours revenir*, avait déjà vu que Téhnnaque et son père ne pouvaient se rencontrer qu'en cet endroit d'Ithaque, à Textrémité méridionale. Par rapport à la capitale odysséenne, le poète nous dit, en effet, qu'Eumée demeure à Tautre bout de l'île. Eumée nous raconte lui-même que les chevriers, voisins de la ville, sont là-bas, tout à Textrémité. Inversement, les citadins estiment qu'Euméc habite tout au bout de la campagne :
« On dit que la ville est très loin », dit Ulysse, le faux mendiant : ... sxaQsv 0£ TE aTTJ cpat fiwa». .
De fait) Eumée emploie une journée à faire le voyage d'aller et retour, quand Télémaque le charge de porter à Pénélope la nouvelle de son heureuse arrivée. Télémaque a donné Tordre d'aller vite, de ne faire aucun détour et de ne perdre aucun temps à bavarder. Eumée a respecté la consigne. Il est allé et, la commission faite, revenu le plus vite possible :
O'jx eiJL£A£v [JLOt TaÛTa jxsTaXXfjdat xal èpia^a».
à'v'yeX'lrjV etTîOVTa ràXtv Seyp' àîiovéso'ôat*.
Mais, parti le matin, il n'est rentré que le soir (les périples devaient estimer la longueur d'Ithaque à une demi-journée de marche « pour un homme bien ceinturé ») :
éoTïép'.Os 3' *08ua-;^i xal uU». 5vo^ isopêo; rjXuôsv.
Le lendemain, Télémaque rentre en ville dès l'aurore. Eumée et Ulysse restent aux étables jusqu'au milieu du jour, puis se mettent en chemin pour arriver avant le froid du soir. Ils suivent une route en corniche,
àXX' 0T£ ùT^ Tzti'/o^nzs o5ov xà^a natraXoETo-av", qui les conduit à la capitale.