‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 272 sur 343 · Meog. Graec. Min., I, p · texte numérisé non relu

Meog. Graec. Min., I, p

4. Cf. dans le même Skylax, Geog. Grnec. Min., I, p. 57 : xaî 6 Ae^'fixôî Koattoî... xal it: aÙTOÛ '.cpàv xal NaûiraxToç i:ô>k'.î xal ItC aC?^ -tôas'.; eialv aÀXai.

si, ne connaissant les lieux que par le texte du périple, je traduisais comme plus haut « l'ile Karnos et [sa] ville d'Astakos et [son] port »? jastol zoLxkT.rSh; 'AXuî^'la xal xaxà TauTTjV vtjTO^ Kàpvo; xal izàliç "Atzooloi; xal Xi|jiT|V. La ville et le port d'Astakos n'ont pourtant rien à faire avec Pile Karnos : ils sont au continent d'en face. Mettez sous les yeux de notre poète odysséen un texte de périple décrivant en termes tout pareils le détroit d'Ithaque : a Après cela, la ville de Samè..., puis, en face, la ville d'Ithaque..., puis, en face, l'île Astérîs, petite, pierreuse, et les Ports Jumeaux, avec un bon mouillage », |xeTà laG-ra iroM; ZàjjLTi..., xal xatà TauTrjV Tzokiç 'iSàxT;..., xal xaTa TaÛTT,v "Atrrcpi; vfjO-o; ou [ieyà^T,, TreTpr^eo-o-a, xal Aipivs; *A(jiyt2u[jL0t. vaûXoyot. Le poète ne pourra-t-il pas nous dire que les Ports Jumeaux sont dans l'ile Astéris?

Il faut avoir devant Tesprit, sous les yeux, ces façons de décrire les sites et de les grouper, qui sont habituelles aux périples. Il suffit de poursuivre la lecture de Skylax pour en découvrir vingt exemples pareils :

'Ev ûè Tw [jiSTCj) IIsTpavTO; xal Xeppovr^o-o'j em v/jo-o'. 'A-/i5(uvia xal UH'zv.t.'

G^opjJLOi Se U7t' a'JTais sio-îv.

« p]ntre Pétras et Cherronèsos, sont les lies Aédonia et Plateia, sous lesquelles il y a des mouillages temporaires. » Ces mouillages sont sous les îles côtières, au long du continent; mais on voit quelle minime faute de transcription, sv au lieu de utt', dans au lieu de sous, suffirait pour dénaturer ce renseignement très exact. Autre passage du môme Skylax :

èvTsiïôev... 'AcppooiTtàç vfjToç* G'^opjxo;. NàuaTa6[jLo; AiijLr]v.

Ici, notre seule ponctuation réussit à mettre un écart, une séparation entre le mouillage insulaire, G^popjxo^, d'Aphrodisias et le port continental, XipjV, de Naustathmos.... Pour l'exacte description de notre canal de Képhalonie, Skylax nous fournirait un dernier texte :

xal à}.Xat oà xaracpjyal (jizo v/;a"io'loiç xal il'^op[jLOi xal àxTal iroXXal èv tt, [xsTa^ù ytbpa*.

Entre Viscardo et Samè, la côte de Képhalonie va nous présenter nombre de ces pointes, àxTai, de ces mouillages temporaires, uoop[jLoi, et de ces refuges sous roches ou îlots, xaTaçjyal utto vrjffvototç. En cabotant au long de cette côte, nous verrons bien que ces refuges et mouillages sont parfois sous le vent, sous le couvert d'Astéris, mais qu'ils tiennent en réalité au rivage de Képhalonie. Au lieu de la réalité, si nous n'avions devant les yeux qu'un texte de périple, ne nous arriverait-il pas d'imaginer que tels de ces refuges et mouillages appartiennent à Astéris, qu'ils sont à la côte insulaire et non pas à la côte en face? J'ai pris tous mes exemples dans ce périple dit de Skylax. C'est l'un des plus

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