I. Tournefort, I. p. 149 el
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de vivre par lui-même el pour lui-môme, non pour les autres, lui fail a banilomier peu il peu les échelles étrangères. Il découvre el il adopte des mouillages l>lns conformes à ses commodités, « pins indigènes » m l'on peul ainsi dire. Le \i\ siècle \"ii se rouvrir le porl vraiment mec du Pirée, qui sous les étrangers né ta il qu'un marais désert. Le Pirée s'enrichil el prospère à mesure que l'hellénisme reprend ses Forces el s'enrichit. Les échelles des étrangers, Milo, Mycono, Hydre. Spetzia, lombenl 1 une après l'autre. I n seul grand porl des Insulaires i i\.ili^r encore avec le porl continental : c'csl Syra «lotit nous étudierons bientôt le site el les destinées. Mais lentement Svra décroil el le Pirée grandil toujours. De même, dans l;i première antiquité, Mégare, l'échelle étrangère, disparu!
devant la Fortune des marines vraiment grecques de Corintl l d'Athènes....
Jusqu'à ii"> juins pourtant, les Iles Fréquentées jadis par les Francs ont gardé quelques lunes visibles encore de leur ancienne splendeur. Ihi bénéfice de leur commerce el de leurs courses, les i:eiis d'Hydra el de Spetzia < > 1 1 1 bâti ces grandes maisons à l'italienne, ces palazzi, qui distinguent leurs villes des autres bourgs malpropres «lu Levant :
l..i ville d'Hydra entoure le port. Ses maisons sont confortablement construites. In grand nombre d'entre elles sont spacieuses, avec «les appartements bien aérés el parés en marbre. Parmi les édifices publics, on voit beaucoup d'églises el d'établissements religieux, une bourse, un collège el îles écoles élémentaires, commerciales et «le navigation. Les rues sonl accidentées nuis remarquablement propres1.
Les grands ports déchus restent longtemps reconnaissables au luxe «le leurs habitations el à la beauté «le leurs Façades : Nantes el Saint-Malo gardent leurs grands hôtels Louis XIV, Venise ses palais, Pise ses demeures de riches bourgeois el -es ponts de marbre : « Les Mégariens, «lit Isocrate, qui n «ml ni terre, ni ports, ni mines d'argent «'l qui labourent le rocher, «ml pourtant les plus grandes maisons de la Grèce Ces gens-lit. «lisait Diogènc le Cynique,
maiiL'cul comme s'ils «levaient mourir demain et bâtissent comme s'ils (levaient vivre t • > 1 1 j • > 1 1 1 s'. .. Les séjours à la mer et la sobriété forcée du bord développent un peu la gourmandise; à terre le marin sait apprécier un bon repas:
l.e -.juin de Myc dil Tournefort, esl assez agréable pour les étrangers. < ' n \ fait
I )<>i chère quand on a un bon cuisinier. Car les Grecs n\ entendent rien. Les perdrix
-mil en abondance el ù bon marché, de même que les cailles, les bécasses, les tourterelles, les lapins el les beefigues. <'n j mange d'excellents raisins el de fort bonnes ligues Les salades s' 3 font avec une espèce «le laiteron tout ;'« fail ragoûtante quand on
1 frotté le plat avec de l'ail. On fail bonne chère ,1 Scie qui esl le rendez-vous de
tous les bâtiments qui montent ou qui descendent, c'est-à-dire qui vont à Constantinople mi qui en reviennent pour aller en Syrie et iin Egypte.... Les huîtres qu'on j apporte