‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 100 sur 277 · I. I XVI · texte numérisé non relu

I. I XVI

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ol de l'Empire tournèrent vers d'autres besognes l'activité des Provençaux. \ Mégare, la fréquentation des Phéniciens «lui former aussi une population de pilotes» de matelots et de rameurs» qui subsistu môme après la disparition dus marines de Tyr el de Sidon. El voilà qui nous explique la contradiction entre les deux chapitres de l'histoire mégarienne. Aux premiers siècles de l'histoire grecque, quand les autres Hellènes n'étaient pas encore tournés vers la mut. Mégare, instruite par les gens de Sidon. a pu détenir un instanl le trafic du golfe voisin el même des mers lointaines. Clients, puis mercenaires, puis associés el disciples d'une marine étrangère, 1rs Mégariens ont fait au début de l'hellénisme classique ce que firent les Insulaires au début de l'hellénisme moderne : ils oui succédé [tour le commerce à des maîtres étrangers, le jour où quelque révolution intérieure, quelque invasion ou quelque cataclysme interrompit les navigations de Kadmos, de Melkart el autres grands Seigneurs du Peuple phénicien.

Avec l'esprit méthodique el les habitudes traditionnelles de leur race. Insulaires el Mégariens poursuivent l'œuvre «les prédécesseurs, sans y rien changer d'abord : en toutes choses le Grec esl d'abord un élève respectueux; il ne s'affranchit que lentement el cherche le progrèsà petits pas. Sur les chemins que leur ont appris les marins de Sidon, les Mégariens s'en vont donc faire le même trafic, relâcher aux mêmes rédiges et s'installer aux mêmes aiguades. C'est du moins ce que paraissent nous indiquer les noms et l'histoire de certaines de leurs colonies. Telle fondation mégarienne ou prétendue mégarienne, Chalcédoine par exemple, est. par son site comme par son nom. étrangère an monde grée. Le choix du site élail tellement incompréhensible pour les Grecs qu'ils appelaient Chalcédoine nue « ville d'aveugles » : à l'étude, peut-être, le nom se rapprocherait de telle antre Chalkèdon ou Karchèdon, KaX^otov on Kap^Swv, que nous savons pertinemment être une ville sidonienne, une Ville-Neuve, Cartilage.

La comparaison entre Insulaires et Mégariens ne s'arrête pas là : elle nous explique la déchéance de Mégare comme elle nous avait expliqué sa fortune. Insulaires et Mégariens détiennent en effet le commerce et l'empire de la mer. tant que l'hellénisme toujours enfant reste dans les lisières de l'étranger. Mais, dn jour où l'hellénisme grandit et comprend ses véritables besoins, la nécessite

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