‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 116 sur 277 · I II I M I \ ( M III I I I · texte numérisé non relu

I II I M I \ ( M III I I I

Fie 59. — Le nombril de Perejil '.

africain par un goulot po erréi d'une encablure et demie de large, mit1 i m

lies ecueils ri de-, iviil r iiiilnii I i I ti 1 1 ri i • 'lui nu pi n I

i 'emplissait plus lu détroit, .m i,i môme du l eau Mai elle n< >i i ni toujuui > mi pentr

de monlag et, duranl toute la journée, non n mou pu \uvn n le omiui 1 île l ■■

côte marocaine la brume les cachait. Sur toute nos photo graphies, cette masse de bru inrs apparaît indistincte, blan chissanl la pointe des collines, coupant brusquement la masse de la montagne, noyant les contours de toutes choses el estompant toutes les lignes d'horizon; mais l'Ile se decoupe nettement sur la mer dégagée.

L'Ile, qui nous apparat! plus distinctement; est très haute el très à pic. Elle se compose de deux blocs terminés en table, que sépare l'un de l'autre une dépression et une assez profonde échancrure de la côte orientale. Le bloc <lu Nord est le plus élevé : il atteint ii pieds. Il ne présente pas à la mer une muraille abrupte, bien qu'il plonge encore de 22 brasses sous la vague. Le bloc du Sud. un peu moins haut, esl plus accore : des rochers et des récifs le bordent dans le chenal qui le sépare de la terre, el rendent ce chenal assez dangereux.

Nous débarquons, le commandant de Gerlache, Pérez et moi, sur la côte nord-occidentale qui esl la plus accessible. De ce côté, où la pente de l'île est plus longue, l'abordage est possible, je ne dis pas facile : car si nous avions eu une grosse nier, il eût fallu sans doute y renoncer. Nous mettons le pied sur le sol de l'île, ("est une niasse de calcaire siliceux: la pierre est d'un grain très fin. La masse

est à bords très abrupts, presque toujours verticaux. Le sommet est assez régulièrement aplani. Les couches de calcaire, inclinées de 60° environ, plongent vers le N.-O. Aux endroits où la muraille éboulante dévale jusqu'à la nier, la pente est couverte, do-ci de-là. par des blocs de conglomérai : dans quelques anfractuosités assez peu

I. Les Gg. 39, in. il. 12, 1.". ii. i,"i ,i 16 m'ont été fournies par Ml. ,1. Bonnier et Pérez, qui avaienl |>ris la peine de photographier à mon intention toutes ces vues du Détroit et de l'Ile.

Fie. W. — Perejil.

I I S Nil MCIK.NS II l i>M SSI I

\ ig. îl — "N < » i i — débarquons

|'l nlnliili'*. mi II t Ht \ i ■ dt" Il lilrill.' USSCUSe ,i\,t (IfS IV;ii;lllt'llts lit' sileX i'I ll("> ( ls>« ' 1 1 KM 1 1 S

identiques i ii-ii \ des grottes préhistoriques.

I iscension psi assez pénible. I ntre les blocs île calcaire de toute taille, pousse une

végétation très drue, sinon très haute, d'oln iers rabou

^li-, de IlOUX, de pins i'l

d'autres arbres ou arbustes parmi lesquels il Faul noter surtout mil' espèce de Frêne.

I es blocs tic rocher sont recouverts parcelle Frondaison, qui Forme un taillis parfois infranchissable. Entre les arbustes, surgit encore une végétation très dense «le plantes herbacées, srailax, acanthe, narcissus . statice, sedum .

gladiolus, tamaris. Par endroits, ce sont de gros bou quets violets, des plaques de statice en Heurs : j'ai cueilli à votre intention quelques branches de ces jolis bouquets \ iolets qui se pressent -mi- nos pas el qui font en certains endroits de véritables tapis. \| h- li plante dominante esl le crithmum maritimum, notre passe-pierre ou criste

marine, que dans cer laines parties de la France on nomme aussi

fenouil <lr mer el <|lii

s'emploie pour assai sonner les salades : on le confil Missi dans du \ inaigre pour en faire un condiment. L'Ile en esl « ouverte. C'esl bien l'Ile du Persil de Mer.

Les oiseaux de mer, goélands, mouettes el cormorans, abondent .

Leurs troupes très nom breuses fonl un \;i carme assourdissant, quand on \ iule leur do micile. I ne assez forte couche de guano couvre

li roche: Dans les anfracluosites de la muraille à pic, nichenl des pigeons bisets el

quelque* mei les.

Nous avons gravi la pente. Nous arrivons sur la table du haut. C'esl une ;iss<v grande lue plate, un champ du pierres, assez uni, couverl (!<• végétation, de verdure '•! «le

1 1... M La Loïc Sud

rv^

WB^

fc-.v-.^

Page 1