‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 12 sur 277 · B. Oberhummer, Die Pkœnizier in Akarnanien. Munich · texte numérisé non relu

B. Oberhummer, Die Pkœnizier in Akarnanien. Munich

i. II. Kiepert, Silzungsberichte Kônig. Preuss. Ahuri.. 1891, 11. p. 859.

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plupart des noms il des el de villes grecques étant du féminin, celui-ci a

• h formé sa terminaison au i IMe commun, ou bien ce n'est là qu'un caprice

de l'usage; nous avons en France des i Villevieux ». [sty-palai a serait donc la Ile Ville. De loul temps I îrchipel, comme toutes les régions de la terre, .1 dO avoir un certain nombre de l illeneuven el de Vieilleinlles. Mais si Ton admet cette étvmologic, il faut bien voir qu'elle entraine des conséquences très nettes el 1res précises pour le site el l'emplacement de ces Istvpalées. Les anciens avaient déjà noté comment la plupart des vieilles villes en Grèce sonl bAties loin de la mer. • Les villes nouvellemenl fondées », dit Thucydide', avant nue j »l 1 1 - grande expérience de la mer, plu- riches d'ailleurs, s'établirent -m les rivages, en travers des isthmes, pour la pin- grande commodité de leur commerce. Mais les vieilles villes, xi o« itaXatoti, à cause de la piraterie jadis florissante, s'étaient bâties plutôt loin delà mer, aussi bien dans les des que sur le continent

i iinlie/ el contrôlez cette affirmation de Thucydide. En premier lien, elle apparaît conforme à l'opinion commune de- Vnciens. C'était un lien commun de la philosophie antique que le- étapes de la civilisation humaine étaient aussi marquées par les étapes des villes sur le chemin qui mène du sommet des monts an bord de la mer : a Platon », dit Strabon, « conjecture qu'après les déluges mi cataclysmes, les hommes ont dû passer par trois formes de sociétés très différentes. <^e lui d'abord une société -impie et sauvage, que la peur des eaux couvrant encore les plaine- avait refoulée vers les hauts sommets. Une seconde société se fixa sur les dernière- pentes des montagnes, rassurée peu à peu en \ii\;uii les plaines « 1 1 1 î coin ineiica ieni à -e sécher. I ne troisième société enfin prit possession des plaine- mômes. A la rigueur, on pourrait supposer une quatrième forme, nue cinquième, voire davantage : en tout cas, on doit considérer comme la société la plu- récente celle que les hommes, nue fois délivrés de toute terreur de ce genre, vinrent former sur le bord do la mer el dans les Iles. \ chacun de ces déplacements, qui, des lieux liants, entraînaient le- populations vers la plaine, correspondait probablement un changement marqué dans le genre de vie des population- et dans leur gouvernement '. » > L'affirmation de Thucydide, en second lieu, est conforme à la logique des faits et ,i noire expérience contemporaine ou moderne. Aux siècles derniers. quand l'Archipel turc était infesté de corsaires occidentaux, toutes les villes et bourgs insulaires, à Milo, Syra, Kalimno, Ni", etc., étaient perchés en liant d'un muni. Quelquefois toute voisine de la rade principale, souvent, an contraire, loi I éloignée, la ville était toujours distincte de son port ou échelle : ■• Le port de Skvros, • dit Choiscul-Gouffiei , qu'on nomme aujourd'hui la Grande-Plage, n est plus d'aucune utilité aux insulaires, dont toute la marine consiste en

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une seconde maison où il se retire eu cas de danger. •• \ Syra, • dii roui u<

li ni '. ii lo bourg esl a u m il le 'in | m il ii m m autour <l une colline escai pée. . . -. on voit, sur le port, les ruines d'une uncienne el grande ville, appelée uulrofni S\rns. » \ Miln. a dont les liubitants sont bons matelots, et, par la connaissant e des terres de l'Archipel, servent de pilotes à la plupart des vaisseaux étrangci . le bourg est à cinq milles du mouillage de Poloni, ii deux milles de la grande rade1. « Aujourd'hui les bourgs de Nio el de Mil<» sont restés sur leurs liauleui parce que ces lies ont perdu toute Importance maritime : seuls, les vaisseaux de guerre fréquentent encore leurs mouillages. Mais, en il autres lies, la vieille ville a été désertée au profil de l'échelle : au-dessous de la vieille Syra des Francs, uni' ville nouvelle s'esl installée inni au bord de lu mer: la commerçante Hermopolis cercle les quais « I ■ i port.

Rien ne vérifierait mieux l'affirmation de Thucydide que I exemple actuel de Kalymnos. L'île de Kalymnos esl faite de trois ou quatre bandes de montagnes, dressées en murailles parallèles. Entre ces murailles, se creusent d'étroites vallées qui, parallèles aussi, vont finir sur la mer en des anses ou des golfes. La plus large de ces vallées touche à la mer par ses deux bonis. Sur la mer de Kos, sa rade circulaire, bien abritée, offre une grande plage pour tirer les bateaux et un bon mouillage par trente-sixà vingt-deux mètres d'eau et de vase: c'est la rade de ['Échelle, la Skala. Sur l'Archipel du large, son autre port plus petit et moins bon occupe l'anse de Linaria. « La population de Kalymnos, disent les Instructions nautiques3, se monte environ à 7500 habitants, qui vivent, pour la plupart, à Y Echelle ou bien dans la ville de Kalymnos. Cette ville esl bâtie à l'intérieur, au sommet dune falaise abrupte, liante de plus de deux cent quarante-quatre mètres; une lionne route y mène eu moins d'une heure. » La ville, en effet, se dresse au milieu de la vallée, juste à égale distance des deux ports. C'est là. sur une roche imprenable, qu'elle s'est réfugiée aux siècles derniers, aux temps des corsaires dont parle Tournefort : « Patmos, » dit-il à propos de l'île voisine, « Patmos est considérable par ses ports : mais ses habitants u en sont pas plus heureux. Les corsaires les ont contraints d'abandonner la ville, qui était au port de la Skala, et de se retirer à deux milles et demi sur la montagne, autour du couvent de Saint-Jean1. » l>e même à Samos, la ville

1. Nous aurons à revenir longuement sur cette Syra de Tournefort.

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