Juges, I. '2 cl
•1. Slrab.. XIV. t).V..
:>. Cf. Strab., XIII. p. 584; XIV. p. 655.
'.. Tournefort, <>/>. cit., II. p. 103. — Cf. Heyd, Commerce du Levant. I. p. 445.
5. Michaud ci Poujoulat, Gorresp, d'Orient, III, p. 451. — Cf. E. I>. Clarke, Travels,, II. p. 184 : Ail the voyage from the Hellespont, between the Continent and the adjacenl islands, was considered by our captain ms mère sailing river: bul pirates lurk among the straits in greater riumber than in the
1 v "I"'11 sea.... I'. ."»(i7 : We were becalmed off the point ni' [caria in a state of^reat appréhension
wiih regard to the pirates, who are always upon the watch loi- ships passini; the beicaz of Samos.
(i. \V. Heyd, Commerce du Levant. 1. p. 129.
i I S PHÊNII IENS M L'ODYSSl E.
ondulée, l»itMi arrosée, verdoyante, qui semble plus verte encore, comparée aux Iles voisines' : lilt* s'appela MeXâuouXXoi, a lu sombre ramure, a cause de celle qualité du sol, ow -)y xpérrçv ro >;'. Cette plaine fleurie lu Fleu-
rie, Àvôtuoù;, est un autre nom de Samos es! limitée au Nord par une haute montagne, donl les chênes, malgré les déboisements de plusieurs siècles, fournissaient encore des chargements de valonée aux contemporains de Tournefort8 : la Chesnaù . Apuoûooa, est un autre nom de Samos.
Samos, disent les Instruction» nautiques, est montagneuse. Ses deux principales
liions >"ni les monts Kerki et Vmpelos. Le muni Kerki s'élève à 1440 mètres; les
pics dénudés de pierre blanche, qui le forment et où se réfléchissent les rayons du soleil,
font croire que son sommet est couvert de neige. Il est presque complètement entouré
de précipices d'aspect imposant et d'une approche excessivement difficile*.
Ce pic de 1500 mètres, bien isolé a l'Ouest de lTile, se détache nel et haul sur la pleine mer. Il apparaît de loin, quand on aborde l'Ile par le Sud-Est ou I»' Nord-Ouest :
Nous entrons, raconte le voyageur anglais E. Clarke, dans le détroit <|ni sépare l'Ile de Nicaria des hauteurs effrayantes de Samos. La passe est difficile : une houle continuelle \ roule lourdement. Est-ce ma longue accoutumance des plaines russes d'où j'arrive ' Est-ce la seule réalité? Il me semble que je n'ai jamais vu montagne aussi ardue el aussi menaçante que cette pointe de Samos, dont la tête se perd dans les nues alors que tout le reste de l'Archipel est sans nuage, s:>us le ciel serein, (in nous dit que cette léte de Samos apparaît 1res rarement dégagée". »
mos mérite dune son nom; <;ir nous avons vu que Samos est l'équivalent du grec tyoç, hauteur : Strabon sail encore que dans la vieille langue grecque ces deux mots étaient synonymes, èiteiS^ sâuou; ÈxàXouv ta D<Lt)8. Nous ;i\ mis \n déjà que presque toutes 1rs langues sémitiques ont les racines n^u, oew, sam a. samma, avec le sens de s élever!, être haut. I. arabe et l'araméen ont l'épithètc sam, haut, élevé : Samos serait dune Sama, lu haute. C'est ;i nue forme féminine, Piow, sama, en effet, qu'il faut penser, à cause des variantes, Samia, Sauta, cl Samè, Saur, nui alternent avec le nom de Samos, Eàuoc : Samia nu Samè serait la transcription rigoureuse exacte denow, saitCa.
Dana la mer Ionienne, les Grecs onl une autre Ile de Samè, <|ni faisait partie
du royaume d'I lysse. Rocheuse, TcaiitaXôeawa, dit V Odyssée, montagneuse,
,i , dii Strabon, avec nue haute tête dressée à 1600 mètres au-dessus de la
mer, elle reçut des Grecs le nom de Télé, KeœaXXirivla ou de Crâne, Kpavîa. Un us
I /' liiuil . Il |, 105.
Pythag III
~ i ' il. |i. |n7 On chargi dan« cette Ile de« velanide» pour Venise el pour
i . i ■ i • l que l'on réduit en poudre i r tanner le i uii
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illl UV, p. 647.
L'ILE s MH\ la légende locale, les héros Samos el Kranios, I o . uni iii du
l'cltcr. \\\.i/u,. C'osl 1 1 1 1 « ' OU6 SttîHOë, 1(1 Hauteur, B blCII le ni' nu1 'il l|ll(!
Kephalos, lu Tête, I lie toul entière mérite ce nom : • Le rnonl Nero, ili imi! Ii
Instructions niinln/iirs, esl Ifl plufl luulc montagne « I * * In • '• j » 1 1 . • I ■ » 1 1 1 • - . 1 . 1 1 • - .1
1500 mètres el la chaîne attcinl des altitudos de 700 s I non mètre Le rnonl Nero esl visible de 80 milles : c'esl ordinaircmcnl la premier»! terre que l'on aperçoive en vononl de I Ouest', o (. esl bien I Ile lin nie de cette mer : les terri voisines, quoique rocheuses el montagneuses aussi, apparaissent au marin comme des lies basses, yOotuaA^i. \u pied des 1600 mètres de Képhalonii Ithaque el ses deux masses «le 630 el 650 mètres font piètre figure : malgré les collines el les monts qui en couvrent toute la surface, h malgré son manque de plaines H de prairies,
:v '7 l'jixr, OUt' KO 6p6uOl Z'J'jÎz; OUT€ 7'. Xe'.[X(I)V '.
Ithaque esl une lie liasse, bcut/i 8è yhy.y.yj.i,' . Les géographes de terre ne comprennent pas bien celle épithète, que les Instructions nautiques expliquent clairement : Ithaque esl basse pour le poète odysséen, parce que, cachée derrière la tête de Képhalonie, elle n'apparaît pas de loin aux navigateurs Dans
celle lie de Samè, une ville porta le même nom. comme il arrive souvent dans les iles grecques. C'était la vieille capitale, assise sur le détroit en face d'Ithaque, tournant le dos à la capitale actuelle. Argostoli. C'était une ville haute à la mode homérique : toul au bord de la mer, elle esl juchée sur un pic isolé qui dépasse 250 mètres de haut5; nous aurons à la décrire plus en détail.
Les Grecs avaient une troisième Samos, la Samos de Tlirare. Sap.o8p<fX7] : « Cette lie de l'orme presque ovale, disent les Instructions nautiques, porte le mont Fengari (le mont de lu Lanterne ou du Signal) près de son centre. Cette montagne s'élève à 1750 mètres au-dessus du niveau de la mer: c'est lapins haute montagne des îles de l'Archipel, si l'on excepte le mont Delphi d'Eubée et les Madara Vouna de Candie6. » Ici encore, on comprend le nom de Samos, la Haute, ^y.'xo;-'jilr'/:rt, appliqué à celte lie, et le nom moderne de Signal, donné à sa montagne. Le portulan de Michelot, — qui par un beau calembour nomme celle lie Saint-Mandrache, - nous dit : « Elle n'est pas grande, mais fort haute. tellement que quand on vient du cap Baba elle appâtait au-dessus de l'île Imbre7. » Ce Signal guide le marin et annonce la tempête : « Lorsque le soni-