I.'ll.l. SYRIA
Bible son l.i lui nie construite 'il, rane. Noua nurion donc I Ile de* Hurlement , l-niiiini ■. l'onomastique palestinienne noua rournil un lieu dit îet Sanglot D'OS, liiiLnii. KXauQiAtôv . traduisent les Septante, id eut plorationes, ajoute la Vulgato'i «'I ce Bokim se rattache q In racine ~--. bak'a, exactement comme ranitn se rattacherai! à '"" "•
III. Nous savons déjà que l'Ile de Samos esl l'une des grandes étape mi l,i nulle des détroits côtiers (|in bordenl l'Asie Mineure el qui, de Ithodc conduisenl jusqu'à Gonstantinoplc. Les anciens se représcntaienl cette route comme parfaitcmenl recti ligne, orientée toul droil du Sud au Nord, -~ ;8 la ô rcXoûç 'ju-/jI triç [Iû07covt(o'oç, u>; av lAeoTnu&îivnv twot reoiûv ypaaix^v1, si bien que, <ln canal de Rhodes au Bosphore, c'était comme un tuyau donl la paroi de droite, formée par la côte asiatique, sérail pleine, ri donl la paroi de gauche, au contraire, formée par les lies, sérail ajourée8. De toul temps cette route a été suivie par les voiliers ei jalonnée d'escales nombreuses, à intervalles réguliers :
Le porl de Scio (Chios), «lit Tournefort, esl le rendez-vous de tous les bâtiments qui montenl ou qui descendent, c'est-à-dire qui vont à Constantinople ou qui en reviennenl pour aller en Syrie ei en Egypte... ; tous les bâtiments <|ni descendent île Constantinople en Syrie el en Egypte, s'étanl reposés à Sein, son ( obligés de passer par l'un des détroits de Samos (le grand détroit entre [caria el Samos ou le petit détroit entre S;nin>s et la côte asiatique). Il en esl de même de i-cu\ qui montent d'Egypteà Constantinople. IK j trouvent de bons ports et leur roule sérail trop longue s'ils allaient (tasser vers Mycone
el vers Naxie. Aussi les Boghaz (détroits) sont les véritables croisières des corsaires, comme on parle dans le Levant, c'est-à-dire que ce sont des lieux propres pour reconnaître les bâtiments qui passent1.
I.e petit détroit de Samos, à cause même de son peu de largeur, a toujours semblé un lieu d'excellente embuscade pour les pirates. Au cours de ce siècle encore (1821). « les marins ne traversent point ce détroit sans être saisis de crainte, car c'est là que les corsaires attendent leur proie: tous les rivages soûl bordés de criques, de petiles anses, de ports formés par des écueils-, les corsaires sortent de là pour tomber sur les navires marchands8 ». C'est dire que l'exploitation commerciale de l'Archipel est à peu près impossible, quand on n'est pas maître de ce détroit et quand une forteresse ou une guette n'en garantissent pas le libre usage el la sécurité : les Génois installent au bord du passage leur colonie d'Anaea6. La face Sud-Est de Samos. qui borde le détroit, est une plaine