Michelot, Portulan, p. .MH
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mel de Samotraki esl couveii de nuages, on doit [quitter les côtes de Thrace el ~ii'i le large] : cel avertissement esi infaillible1. ■
IV. \u centre de la mer Egée se dresse un petit groupe d'Iles, qui, séparées les unes des autres par d'étroits chenaux, Forment autour de Paros, l;i |>lns grande d'entre elles, une sorte d'archipel au milieu de l'Archipel (voir fig. i~i. Paros el sa fille, tatiparos, ont tout un cortège «le suivantes, Strongilo, Despotiko, Pandro, Trio, etc. Cel archipel présente aux terres helléniques sa côte occidentale, façade malsaine, disent les marins, semée de roches el d'Ilots, avec un port assez vaste, mais complètement ouvert aux vents d'Ouest : la capitale actuelle el ancienne de Paros fut installée |>;ir les Grecs en cel endroit; aussi n'eut-elle jamais grand commerce ni grande importance. 1rs autres rôles de I il<\ qui tournent le dos à la Grèce, ont, au contraire, de grandes rades bien abritées. Elles offrent aux marines étrangères des ports très sûrs et des aiguades abondantes. La côte Nord a dans la rade de Naoussa » l'un tics meilleurs ports des Cyclades », disent les Instructions nautiques, el I un des plus grands : en ITTi». la marine russe menaçant Constantinople vint s'établir là, juste en face des canaux insulaires <|ui mènent tout droil aux Dardanelles. Les ruines de I établissement russe subsistent encore : on a dit parfois que le gouvernement russe continuait de secrètes négociations avec le gouvernement grec pour obtenir la concession à bail «le ce mouillage el que les Russes tentaienl de faire à Naxos ce que les anglais font à Zéa, nue station el un « reposoir ». Nu la côte Sud-Est de Paros, le port Trio « esl formé car deux Mes qui sont devant el < j ■ i i font trois entrées par lesquelles on peul entrer indifféremment, l'Ile Trio se trouve à six encablures du rivage : l'espace intermédiaire offre un bon mouillage d'été ; mais il est exposé aux vents du Sud-Ouest el du Sud, qui produisent une houle considérable el qui le rendent peu sûr en hiver; I aiguade peut alimenter une escadre1 : c'est en ce port de Trio qu'au temps des Turcs le capitan-pacha venait chaque été mouiller s<m escadre. Semblablcment, entre Despotiko el Antiparos, on a un bon mouillage d'été. Mais c'est au centre de notre archipel, sur la côte Sud de la grande lie, que la passe entre Paros el Intiparos offre le mouillage le plus vaste, le plus sûr, le pins couvert, le |dn- conforme surtout aux nécessités du commerce levantin, grâce à son orientation vers le Sud-Est el vers Alexandrie », el du commerce primitif, grâce aux petites lies qui le ferment ou l'abritent : « dans le milieu <ln canal, dit Tournefort, le fond esl propre pour les pins gros vaisseaux*. »
En résumé, cel archipel, qui n'a aucun attrait pour les marines ve ss de
l'Occident, offre au contraire d'excellents refuges aux marines venues de l'Esl et du Sud. Paros, dans lu tradition, passait pour !»• point d'appui de la thalas-
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socralio crétoiso. Lu tradition •• ouvonuil un i d'une colonie idouieuiic qui
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dire ou grec : il serait In transcription exacte du sémitique ~y 9 <>i l<n le Haut de lu Forêt, L Ecriture noua offre des. nom de lieux de celle v. pi liiml Imiiii , A iriiil-liiriin, le Lieu thé I unis, lu l ///,■ «/es Foréta, I n / «n /< l') ./, -, -, i , rsi un outre nom do Paros, dit Sicanor1. Je croi nue celte Fore lien
est plutôt Oliaros Uitiparos. Lu confusion de Nici n'est pas surprenante.
PuroSi la plus grande lie de cet archipel, était lu seule que connussent lu renom mu''»' populaire cl la science des érudits. Paros accupara les vieux noms « I « — ■ petites Mes voisines. L'exemple de Naxos doit nous instruire : \.i\os. sous le Throces, rapporte Diodore. s'appela la Ilondc, -:;//;•;■;/', » ; la rade de Vaxie, ouverte au Nord-Ouest, tournée vers la Thrace, esl encore dominée pai le mont Rond, Strongylo5. C'est le nom particulier du mouillage thrace que les auteurs oui ensuite appliqué à l'île tout entière. De même Paros accapara le nom du vieux mouillage primitif: c'est Oliaros <|iii est la forestière. Dans les lexicographes, Paros ;i encore toute une collection de titres. Elle s'appelle Winoa, Rffivûat : c'est un nom qui nous esl familier. La côte Sud de Paros a dû voir en effet une Halte des marines orientales. Son Ilot de Trio, au-devant île l'aiguade, ou quelque autre Ilot côtier a |>u être une lie Minoa, v/jco? Mivûa, toute semblable à celles que nous avons étudiées : ici, lléraklès a sa place dans la légende des lils de Minus, parce qu'un autre îlot tout proche était l'Ile d'Héraklès,
'HpàxXeia Parus s'appelle encore Ir^xr^z'.y.;, l'île de Démèter, et, comme ses
prêtres de Démèter s'appellent Kabarnes, Kà^apvot, elle porte encore le nom de Kabarnis : ces deux mois Kàëapvot et Kaëapviç sont inexplicables en grec.
Mais Parus a encore un autre nom : la Plate, tlXa-rsia. Ce nom grec doit nous arrêter. Nous ne pouvons examiner ici Ions les doublets gréco-sémitiques de l'Archipel : voici peut-être un moyeu facile et court d'expérimenter une fois pour toutes la valeur de notre procédé, car voici que nous pouvons en faire la contre-épreuve.
V. — Paros, dit Pline, s'appelle aussi la Plate, et c'est le nom le plus ancien. Paros, quam primo Plateam, postea Minoida vocarunt*. IlAaTîIa. la large, la plate, la Table, esl une épithète étrange pour le cristal de marbre qu'est Paros. L'île a bien quelques plainettes sur les côtes Nord-Est et Sud-Ouest. .Mais, avec le mont Saint-Elie, qui en occupe le centre et qui s'élève à près de 800 mètres, elle apparaît sur la nier comme un cône presque régulier : pour l'œil des marins, elle esl tout juste le contraire d'une île plate. D'ailleurs, presque toutes les iles de l'Archipel et même toutes les grandes iles grecques présentent le