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même aspect. I ne seule fail exception : « L'Ile, disenl les Inscriptions nautiques, ,i près de •"> milles I ■' < li • longueur, un peu moins de deux nulles de largeur el une hauteur maxima de 245 mètres; ses rives, généralement élevées, sont formées de falaises blanches el à pic; en général, I 'lie esl plate el couverte (l'une épaisse plantation d'oliviers'. • Les Instructions ne fonl que répéter les portulans de Buondelmonte : « Paxos, à son centre, du côté du soleil levant, esl plate, ce qui permet d \ cultiver la vigne «M les arbres fruitiers. Elle esl pourvue d'un port très sûr . ivec ses falaises à pic el sa plaine au sommet, voilà bien l'Ile du Plateau, l'Ile de la Table : celle Ile s'appelait el s'appelle encore Paxos, .,-. Or, dans la grande inscription phénicienne de Marseille3, à la ligne 18, le mol D5, /"/\. esl employé pour désigner I inscription elle-même, la table de marbre sur laquelle esl gravé le tarif religieux : les éditeurs du Corpus Inscript ionum Semiticarum* dérivent ce mol de l;i racine DD9, s'étendre : p<i\ evi donc l'étendue plate, le tableau, lu table. Le mot revient avec le même sens ;i la ligne "Jo de cette inscription el dans une inscription similaire trouvée à Carthage (1. H)8. Par est donc bien l'équivalent de Table, flXocceta, el Paxos, tlà;o;, en e-i une transcription exacte puisque le D esl celle lettre de l'alphabet phénicien, cuire le u el le o, dont les Grecs ont fail leur ;. Cela étant, on imagine, sans grand effort, comment une erreur de copiste ou de lecteur ;i fait entendre ou lire Paros, Dâpo;, au lieu de Paxos, nàÇoç, à Pline ou ;i l'auteur grec que Pline copiait. l';i\os esl 17/e de la Table TpàraÇa, TpatceÇoûç, TpareÇwv. Les falaises abruptes qui bordenl el soutiennent su plaine centrale correspondent à telle vue de côtes » en forme de haute et abrupte table décrites par Strabon : XéçoçTpavuç, lhJ/tjX6ç, tpaiceÇoeiS^ç8.
Paxos esl une Ile de la mer Ionienne, au Sud-Est de Korkyre, au .Nord de Samè-Képhallénia, sur la côte de- Thesprotes. Dans celle nier, les Phéniciens naviguent, et souvent, si l'on en croit ['Odyssée1. Nous avons déjà catalogué ces textes : « J'étais allé trouver des Phéniciens illustres, raconte I lysse; je leur ;i\;iis payé le passage sans marchander, et je les ;i\;iis priés de me conduire ci de me laisser -nii à Pylos, -><»il dans l'Elide divine. » Mais la navigation de cette mer ouverte u est p;is commode : rien n'abrite contre le sirocco du Sudi qui souffle pendant plusieurs semaines, parfois durant toute une lunaison -,ni- discontinuer. Ouvrons les Instructions nautiques : « Le sirocco, soufflant de l'Afrique, prédomine en novembre el décembre et, après un mois d'intervalle, se fait de nouveau sentir en février et mars; pendant l;i lunaison d août et quelquefois aussi pendant celle de juillet, il se fail seul sentir; il souille partiellement pendant toute une lunaison et, après une courte période de
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les mois du girocco, Loh Phénicien . don lo récil qui c i uno invoiitioti d'Ulysse, m. us qui pur coin morne doil rc | >< < i ■ - 1 il.ini.uii plu le vi*ni oui blnuoos pour tromper l'auditoire, le Phénicien auraient bien voulu ullei en Mule. Coltû Pois là, par busard, ils n avaient pu I iiileiition de lin lin . Mai venus do Crète, le sirocco les chassu vers le Nord-Oucsl ol !<■ jeté ui lu côte d'Ithaque :
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C'est une purcillc navigation des Phéniciens qu'Ulysse invente encore au XIVe chanl (v. 288-310). Ils allaient de Phénicie en Libye. In bon vent, un traversier du Nord, les mena jusqu'à lu hauteur de la Crète. Mais alors s'ouvrit la grande mer, sans lie en vue : rien que le ciel et la mer. « Il esl si dangereux, dii le bon Tournefort, de passer de Candie aux lies de l'Archipel sur des bâtiments du pays Le trajet est de cent milles et ces bâtiments sonl des bateaux
de douze à quinze pieds de long, qu'un vent un peu violent renverse sans peine; d'ailleurs, il n'y a point de reposoir en chemin, el c esl un grand malheur en fait de voyage de merde ne savoir où relâcher quand on est menacé d'une tempête1, a
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« Quand nous eûmes quitté la Crète et que nulle lent1 n'était en vue, mais seulement le ciel et la nier, reprend Ulysse, Zens lit monter au-dessus du vaisseau un nuage noir et toute la mer au-dessous s'assombrit : coups de tonnerre; la foudre tombe: le navire est chaviré. » — » En été. disent les Instructions nautiques de la mer Ionienne, on éprouve quelquefois des coups de vent, mais de courte durée1, d'une couple d'heures peut-être ; ils sont très violents et dans les canaux intérieurs, entre les lies, ils sont annoncés par de gros nuages noirs. qui viennent sur ces bras de mer crever en grains dangereux, accompagnés de pluie* ou de grêle si épaisse que toute vue de la terre avoisinante est cachée*. »
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« Donc le fils de Kronos lit monter une nuée bleu-sombre sur le vaisseau et la mer s'obscurcit en dessous, reprend Ulysse; tous lurent noyés: mais Zens me mil un mât entre les mains et sur cette épave, après dix jours, une grosse vague me roula à la cote des Thesprotes. »