‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 155 sur 277 · l'Un.. VII · texte numérisé non relu

l'Un.. VII

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Comme Siphnos el comme Sériphos, je crois avec Kioperl que Syros esl un nom sémitique, la transcription grecque <ln phénicien ffs, Sorou Sour, lu Hoche. Cette transcription de tï. Sour, en Suros esl régulière: nous .nous vu déjà que les Grecs rendent le ï tantôt par un - el tantôt |>;ir un -. Ce mol liîT, Sour, luimême esl le nom d'une ville phénicienne, qui, oubliée aujourd'hui sons 1rs masures d'un pauvre village el sous le déguisement arabe de Sour, joua le rôle que l'on sait quand elle portait le nom de Tyr. Tûpoc, Tyr, «lisnil le peuple grec; mais les érudits écrivaient Sor, Soor, Sour, Si/r. etc., Eèp, Eoôp1, Soùp*, lu outre, ils savaient que Syr, Sùp, inusité chez leurs compatriotes, était un nom historique, le nom primitif du pays phénicien, tô 8è Eûp, ou pûvtiOcc -a:à K)./.r t-.v iXX' io-copiac svôuevov ■ outw vàtp èxaXeÎTO npôrepov ri <&oivIxti*. Homère appelait ce pays SiSovît)-, Sidonie ■. les Grecs postérieurs l'appelèrent /. Syrie. Entre ces deux noms il j a sans doute le même parallélisme qu'entre lu el Sidon. Tant que Sidon fut la ville principale H !•• grand entrepôt de colle côte, tout le pays pour les navigateurs étrangers était la Sidoine. Quand Tyr ou Syr devint le centre des affaires el la métropole des colonies nouvelles, les marins ne connurent que la Tyrie ou Syrie, Supîa. Ce nom donné d'abord à la côte lui ensuite étendu aux montagnes et aux plaines de l'intérieur : la Palestine, originairement le |>;i\s des Philistins maritimes, esl devenue pour nous toute la région continentale que borde celle côte philistine.

Dans les terres grecques, nous avons vu déjà la formation des noms de pays tirés d'un nom de ville ou réciproquement : NôÇoç, NaÇta; tlàpo;, [Iapta; PéSoç, 'Pooîa. Ce n'est pas autrement que Syrie, pour le poète odysséen, est la terre, l'Ile de Syros. Car Syros, ii proprement parler, est un nom de ville donl la traduction exacte serait La Boche : « Il y ;i devant la ville de Sur (Tyr), en la mer, quatre ou cinq grosses ruches et longues, dont les aucunes appèrenl ung peu hors de l'eaue el les autres non, lesquelles font le porl de Sur »,dil le voyageur Ghi Hébert de Lannoy, el les Instructions nautiques ajoutent : « Le mouillage de Sour (ancienne Tyr) est abrité par une suite d'Ilots, de rochers el de hauts-fonds. In certain nombre de rochers se projettent du côté Sud-Ouest; ii t'Est de ces rochers, se trouvait autrefois un porl formé par îles jetées construites dessus8. •• Les Phéniciens avaient dans l'Archipel leur petite Tyr, Syros, comme les Grecs plus tard eurent dans le Nil leurs petites Chios, Samos, etc. .

luiiles les descriptions de Syra justifient ce nom : « Le bourg, dit Tournefort,

rs| ;i un mille du port, tOUl autour <l une colline ;issez esc;ii|>ée, sur laquelle

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