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Clioi oui GouHior, n'est uujourd luii qu'une petite ville ituée m lu pointe il une
montagne; tous les habitants de l'Ile \ soûl ni < • r 1 1 1 • I ■ ■ ombre de (|Uiitre
millo, i'i l'on no trouve dans l'intérieur du pays que le ruine de dl (juils ont abandonnés . •• La rade do Syro c t, en effet, rcr< léc de In haute montagnes qui no laissent entre elles et In mer <pi une petite demi lune de plaine accidentée. \n contre de cette demi-lune, se drosse une haute colline effilée, de pente régulière, de base assoi largo, de somme) loul à fail pointu, un cône de rochers, qu'une gorge circulaire sépare des montagnes environnante . tandis qu'une plage étroite le relie à la mer. C esl autour de ce cône, vers le Bommet, depuis le milieu de la pente jusqu'à l'extrémité de la pointe, que la vieille ville catholique de Syra s'étail étagée. \n sommet, la maison de l'évoque el l'église tifs Capucins étaient protégées par le drapeau du lî»>i. En bas, mais jusqu'à mi-côte seulement, le troupeau serré des cases blanches étail suspendu, n'osant pas s'aventurer jusqu'à la mer.
Au uni' siècle, au temps des corsaires, Francs, turcs ou indigènes, la ville perchait ;iinsi sur sa colline, à un mille du port. Depuis dix siècles, peut-être, elle n'osait plus descendre, par crainte des coups de main. Aujourd bui, Syros a deux \illcs : au pied de la vieille Syra, qui reste autour de sa colline, la ville neuve, la ville du commerce, Hermopolis, a peuplé de ses quais, «le ses magasins el de ses bureaux le bord de la rade el la plainette intermédiaire. Les ruines antiques, qui jonchaient le sol d'Hermopolis, el les trouvailles, que journellement on y Fait, munirent bien que durant l'antiquité une assez grande ville s'élevait déjà au bord de l'eau. Mais de quand datait celle ville maritime? L'histoire moderne de Syra nous peut renseigner sur sou histoire antique. Les villes ne descendent à la mer que durant la |>ai\ : l'ancienne ville côtière date de la paix hellénique et romaine. Au\ temps primitifs, aux temps des pirateries kariennes, phéniciennes et Cretoises, Syros devait se tenir sur sa roche pointue et se garder des corsaires : « Les vieilles villes, dit Thucydide, dans les iles et sur les continents élaienl plutôt fondées loin de la mèr, à cause des pirates qui vouaient enlever tout ce qui bordait la côte; c'étail le temps où la piraterie occupait les insulaires, pour la plupart Kariens el Phéniciens, car e'élaienl ces gens-là qui habitaient la plupart des iles. Ky.zic t: ovreç xal <I>ov/-.-/.îc • outoi Y*P Sri Tac -).z:.7-y.z 7M7 v/,7cov or/y, Tav ' . » Pans l'Odyssée, pourtant, Syros a deux villes, qui se parlaient loul le territoire de l'île; mais sur elles règne un seul et même roi :
evOa oû(o -oA'.xc, ov/x Se t'c-'It'. TtàvTa SéSaarat.'
77,7V/ 0 iu.ÇDOT£pr.(Jl -7.T7" VJ.OZ VXOJ.-j'Ù.ZjV/ ' .
On aurait tort, je crois, de songer à la double ville d'aujourd'hui. Il ne faut