‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 170 sur 277 · Tournefort, I. p. I7H · texte numérisé non relu

Tournefort, I. p. I7H

i. Tournefort, I. p. -199.

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I > 1 1 • - ■ 1 1 • -if i,nf .1 la marchandise franque, qui nous esl proche el familière.

Les Phéniciens, comme les Francs «lu xvn' siècle, viennenl chercher dans I trchipcl des matières premières en échange de leurs produits manufacturés. < c sonl avanl toul des bois el tles produits agricoles, huiles, \ins. céréales, etc., •mu toul des vivre» ou viandes, que les uns el les mitres trouvent à charger dans les Iles :

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le /</«./-, n homéi iquc correspond exactement ii nos mots viandes ou l'iwe*, el ce sont, en elTet, des vivres el des provisions que fournissent les Iles : » Bien qu'il h \ ail point i Naxos de porl propre à \ attirer un grand commerce, ilil Tournefort, on ne laisse pas d'\ faire un trafic considérable en orge, \ins, figues, coton, soie, lin, fromage, sel, bœufs, moutons, mulets el huile; le l»ois el le charbon, marchandises très rares dans les autres Iles, sonl en abondance dans < elle-ci ...

Les 1 1» m — Iburuissenl un premier chargement. .Nous ;i\mis vu que dans 1rs parages de Naxos, les Phéniciens avaient déjà leur Ile <ln Bois ou de lu Forêt, Y) i.-z j- iir.jyj:. où les Sidoniens, les grands charpentiers de l'Ecriture, fondent une colonie : • L'Ile appelée autrefois Oliaros, «lit Thévenot, esl habitée, il i\\ ;i pas longtemps, par des Ubanais. Leurs campagnes sont fertiles : il \ .1 des bois de chênes el autres arbres <|n iU coupent pour vendre en divers endroits el particulièrement à ceux <lf Santorin qui en onl bien besoin3. » rhévenol se trompe sur le site exact d'Oliaros qu'il mel à Nio. Mais son texte fait clairement ressortir la différence très grande entre 1rs i les du Sud el 1rs lies du Nord : les Iles calcaires ou granitiques sonl boisées; les des volcaniques sonl entièrement nues. Si l'insalubrité des des volcaniques fait mieux valoir la salubrité des autres iles, la nudité des lies volcaniques fait mieux valoir aussi I i verdure de .Ni" ou d Antiparos.

Les navigateurs anciens onl toujours eu un grand besoin de forêts, smi qu'eux-mêmes cl ^m place ils eussent à réparer <>u ;i remplacer leurs bateaux, ■ il qu ils chargeassent du hois de chauffage el de construction. Sans cesse lires -m les sables el les pierres, leurs navires s'usenl el se pourrissent 1res vite. Vthènes, dans la conquête de la Sicile, aperçoit l'acquisition des forêts italiennes qui sonl alors intactes el qui lui donneront l'empire de la mer1. Par le même exemple des flottes athéniennes, nous voyons avec quelle rapidité les navires deviennent inutilisables1. Il faut dune à toute lhalassocratie ancienne un grand nombre de stations forestières pour refaire ses Molles. Les monts entiers, couverts de hois, surtout quand ces bois servent aux constructions navales,

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bâtisses, pour ses feux el pour tous les usages de la vie journalière, aux forêl insulaires ou continentales de lu Méditerranée. L'Kgyple n'a de forêt nue ses palmiers, cl le palmier esl <l un trop grand rapport pour qu'on le mette b tous les services ',

l.e Delta, 1I1I Thévcnot, esl extrémemenl peuplé el produit presque s, m- culture toutes sortes de fruits, de graines <•! de légumes. Il esl vrai qu'il manque absolument de bois, car il ne laul pas compter sur les arbres Fruitiers; ce seroil une ressource mal entendue el peu avantageuse. Les maisons de ions les villages ne sonl que de terre; elles son! couvertes de pailles de riz assez proprement; mais elle-, oui que l'étage du rez-de-chaussée. Les mosquées seules sont bâties de briques à chaus el sable, aussi bien que les \illes de Rosse t, Massoura el Damiette. Le bois de chauffage pour les l'oins el cuisines vient île dehors. Ce sont les saïques qui l'apportent quand elles vien nent se charger de bled, de riz, de légumes el d'autres marchandises. On vend le bois el le charbon à la livre e1 assez cher, en comparaison des autres choses nécessaires à la vie, <|iii \ sonl à très grand marche.

Les ports ciliciens ou du golfe d'Adalia, aujourd'hui encore, approvisionnent les fourneaux et les chantiers d'Alexandrie, el le charbon de bois de Mersina fait concurrence en Egypte au charbon de terre anglais3. Antoine avait déjà donné à Cléopàtre certains ports de celle côte, afin qu'elle eûl du bois pour ses (lottes*. Au Moyen Age. les Génois l'on! le commerce du bois entre les ports asiatiques et l'Egypte : si Ibn-Batouta passe de Laodicée à Alaya sur un bateau génois, c'esl qu'Alaya était alors le fournisseur de bois pour les poils égyptiens et même syriens; les voyageurs el géographes arabes. Ibn-Batouta, Aboulféda et Chehabeddin nous parlent longuement de ce trafic5. Avant la destruction des forêts côtières d'Ionie et de Karie. les golfes de Kos et de Knide fournissaient, eux

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