‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 20 sur 277 · Instruct, naut., nn 778, p. '277 el suiv · texte numérisé non relu

Instruct, naut., nn 778, p. '277 el suiv

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itique, dans le porl de l'ancienne Halikarnasse. Sur la côte méridionale «If Kos, la rade d'Astypalée oiîre, bu contraire, un excellenl abri. Toute cette « "ii' Nid ilt- l'ile esl fermée aux vents du Nord par l'écran des hautes montagnes insulaires. Une sorte de queue montagneuse s'arrondit encore à l'extrémité occidentale, pour protéger des vents d'Ouest la rade d'Astypalée. < ette rade, ainsi close de deux côtés, sérail ouverte aux vents du Sud si un Ilol ne se dressait au-devant, pour former un bon mouillage où les caïques tiennent contre toutes les tempêtes. Les Génois ou les chevaliers «le Rhodes trouvèrent jadis cet Ilot de bonne prise. Ils s'y installèrent, le couronnèrent de fortifications, et leurs murs ruinés lui ont valu le nom de Palaio-Kastro ou Palaio-nisi : i esl l'exact équivalent de notre [sty-palée...1. Ici encore, il semble donc que l.i l ieille l Me ne ^<»il pas un établissement indigène, mais une station de marins étrangers. Avant les colons hellènes, cette Astypalée de Kos fut aux mains d'un i peuple de lu mer ».

Enfin, la dernière de nos ^stypalées insulaires, située dans l'isthme étroit qui rattache les deux masses rocheuses de l'ile Stampalia, esl bâtie sur la pointe il un cap. Cette ville dominant les deux rades peuplées d'ilôts commande les deux mers du Sud et du Nord. C'est, à tous points de vue, le type môme de ces villes neuves, dont parlait Thucydide, « installées sur les isthmes pour la facilité du commerce ». Ici encore, un vieux château franc ou vénitien, que nous aient les Instructions nautiques*, dit assez quelle relâche commode offrait aux corsaires et trafiquants latins l'une ou l'autre des deux rades.

En résumé, de toutes les Astypalées, aucune ne répond ni à l'idée que les Grecs se faisaient d'une Ville Vieille hellénique, ni aux éternelles nécessités qui, dans I archipel, déterminent tout vieil établissement indigène. Les Astypalées

il Uliipie, de Carie, de kos et de Slainpalie lie |ieu\eul correspondre <pi aux

préoccupations et aux habitudes des marins étrangers, quand ils débarquenl et - installent sur une côte barbare. En Asie Mineure, les Cretois, premiers fondateurs de Milei. mil installé leur forteresse au-dessus de la mer, à l'endroit où se trouve aujourd'hui Milet-la-Vieille, xTiciiia KpyjTixôv ûicèp -ï^ 0'/).v.~/,ç teretyi?fuvov Sirou wv r. il-// -/•.;/•"/ y, -rô; ït~: . En Espagne, les premiers colons grecs d Emporion oui fondé leur vieille ville sur un petit ilol côtier; puis leur ville nouvelle s'est transportée sur le continent, où elle esl devenue une ville double,

séparée en deux par une muraille : ville des indigènes et ville des Grecs*

Mais nus istvpalées répondent surtout aux descriptions que Thucydide nous

donne des débarcadères phéniciens autour <\r la Sicile » sur les promontoires

avancés ou les dois parasitaires •■. xxpxç xe i~;. tç Ova-z-jt/, aicoXawvrcç xat ta

n >i--.-.-.i utopîac tv / t . Or, dans la légende, une uMuplie Astypalée

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