‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 21 sur 277 · I III IA · texte numérisé non relu

I III IA

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Ko lin' uutro encore, fille uussi de Phoinix ri wniir d'Kuropcia, iivuil donné sdii m ni i ;i I île il 'Aslypalée ' N'ovons-nous pus «huis . i |{ .-Mil. le ouvenii dune thulussocrulic phénicienne doul les ciuburcudcrc i délni é pui le Gn devinrent pour eux des « \ il les Vieilles » '

Cet exemple il ^.stypuléo, même si l'on n'accepte pas la dernière h vpothi nous prouve loui .ni moins I existence de marines antérieures aux Grecs el la survivance de leurs a témoins » topologiqucs. Il esl une multitude de laits pareils qui , tons, après examen, conduisent au même résultat. Déjà, dans l'antiquité, quelques-uns de ces faits avaient excité la curiosité ou scandalisé le bon sens populaire. Les Grecs ne pouvaient comprendre l'aveuglement de leurs ancêtres, qui follement s'étaient installés en iris endroits incommodes ou peu avantageux, quand, loul près de là. un silo admirable s'offrait à lu Fondation d'une cité lit*ll«'*iiï<|ii** Aux portes du Bosphore, les Mégariens, disait-on, avaient fondé Ghalcédoine. Cette ville, sur les falaises de la côte asiatique, n'avait qu'un très mauvais mouillage el des eaux peu poissonneuses. Sur la côte européenne, ou face, la Corne-d'Or offrail le meilleur port «le la Méditerranée, avec des plages, (1rs aiguades et des bancs de liions qui assuraient la richesse d'une future capitale du monde : la Pythie s'était moquée des Mégariens el elle avail envoyé des colons plus a\isés fonder Byzance en face des Aveugles, à7tevàvTiov 7o>v tucpXûv. Si Chalcédoine choquait si fort le bon sens des Hellènes. c'esl que peut-être, ■- nous le verrons, — elle n'avail été fondée ni par eux ni pour eux.

De même, dans l'onomastique primitive, combien de noms semblaient étranges ou mystérieux aux Hellènes de l'histoire el combien de beaux calembours ils inventèrent pour expliquer ces reluis! De ces noms, quelques-uns ne nous oui été transmis que par leurs géographes. Mais la plupart nous ont été conservés aussi par l'usage populaire. Ce sont eux qui nous servent encore aujourd'hui pour désigner, par exemple, la plupart des iles grecques : Syra, Naxos, Sériphos, Siphnos, Paros, Corcyre, les iles grecques portent encore des noms antéhelléniques, des noms qui, du moins, no présentent aucun sens en grec el ne semblent pas grecs d'origine. A travers toutes les thalassocraties antiques, modernes el contemporaines, jusqu'à nous, ces vieux noms incompris ont toujours surnagé. Si parfois ils ont été recouverts par les apports des marines plus récentes, ils ont rapidement émergé à nouveau et leur engloutissement ne fui que passager : la Thèra des Hellènes est redevenue la Thèra des

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