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vrai que la ville ancienne de Korkyre n'était |»as en ce silc In peu plus au Sud. elle occupa il le liane oriental delà longue, large cl haute presqu'île qui s'avance entre la baie de Kastradais ti la lagune de Kallichiopoulo. Cette presqu'île pourrail à la rigueur nous représenter le promontoire rocheux des Phcacicns, sauf pourlanl qu'elle csl démesurément trop grande : ses trois ou quatre kilomètres carrés contiendraicnl cinq ou >i\ xillc^ comme la capitale d'AIkinoos. De chaque côté, s'ouvre un mouillage, nous dit-on. Mais ni l'une ni l'autre de ces baies ou rades ou lagunes ne correspondent, comme dispositions ni comme dimensions, ;i de beaux ports homériques. La baie de Kastradais, que
i-- connaissons déjà, esl entièrement ouverte. La lagune de Kallichiopoulo
csl fermée, el devant l'entrée •• se trouve le pittoresque Ilot d'Ulysse, haut de •'n mètres, avec une chapelle; <•• lac Kallichiopoulo esl actuellement peu profond H se remplit : on \ .1 établi nue importante pêcherie1. > Le chauvinisme des Corfiotes modernes ;i retrouvé i<i le port d'AIkinoos : a Voilà, (lisent les indigènes, le |»<u'l fermé el voilà la roche <ln vaisseau pétrifié. » Embouéc de vases, bordée de marais qui en rendent tout le pourtour inaccessible, cette lagune sans eaux profondes ne peul servir à uns marines. Elle n'a |>n servir davantage aux marines primitives, qui ne trouvaient ici aucune plage de remise, aucune pente il«' sables. Leurs vaisseaux se fussent échoués el enfoncés dans l.i vase iln pourtour. Ces vieilles marines, d'ailleurs, n'auraient pus \n en rette rade intérieure un port, mais une petite mer : long de deux kilomètres el demi, large de deux, ce bassin gigantesque eûl nécessité des heures de rame pour aller du goulet aux remises, ajoutez que cet îlot d'Ulysse n'a jamais eu la forme d'un navire. Jamais les marines qui se ^mi succédé ici n'onl eu l'idée d'> voir mi bateau, une galère «m un caïque : jamais il n'a porté le nom de Karavi, Gâtera ou Nave; il s'appelle l'Ile aux Rats, Pondiko-Nisi. Cette appellation même implique l'invraisemblance de l'identification proposée, car elle suppose une Ile peuplée de rats, donc une lie pourvue d'eau, de végétation el il» vie. Or, pour qu'une Ile garde ;i travers les siècles un profil caractéristique el le nom que ce profil entraîne, pour qu'une Ile ressemble à un bateau ri. depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, s'appelle l'Ile <ln Bateau, il faul qu'elle suit un bloc de rochers nus, — ; 1 1 ■ — végétation, nuis terre friable. Les changements de l;i végétation arborescente el les éboulis de la terre mobile auraient tôt fait d'altérer le profil iln bloc. Considérez les divers i I « » l -> auxquels les Grecs modernes donnent le nom de Karavi, Bateau : nous en connaissons déjà deux. L'un sur notre côte corfiote esl un rocher nu de 30 mètres de haut. L'autre est auprès du Malée a un rocher stérile <lr 33 mètres qui tire son nom <\r sa ressemblance avec un navire sous voiles, i auprès du Matapan, un autre llol Karavi « esl un rocher haut de I •' mètres bordé de roches couvertes >\r peu d'eau. • Auprès d'Astypalée, des ilr- Karavi ^nul dnix rochers nus. Pareillement, lu Nave sur les côtes italiennes