‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 232 sur 277 · OU · texte numérisé non relu

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I ne grande vague jette I lyssc sur un promontoire rocheux. Il n .1 que le temn de se cramponner au passage à l'un des écueilsqui bordent la côte. Il évite ainsi d'être broyé contre la falaise. Mais, au retour, lu vague le reprend el le ramène à la liante mer. Alors il nage parallèlement à la terre. Les yeux tournés vers le rivage, il cherche une plage unie el un port. La mer est sans fond : impossible de prendre pied.

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Enfin il aperçoit les bouches d'un fleuve d'eau courante : il s'en approche : l'endroit esl excellent pour prendre terre, sm cette plage de sables, dans cette anse protégée du vent,

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Le fleuve est sans profondeur : il arrête son courant pour recevoir Ulysse. Mais l'endroit esl désert et le vallon humideet fiévreux. Les pentes voisines, couvertes d'arbres et de broussailles, offrent pour la nuit un meilleur refuge :

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Ulysse monte h la forêt el s'enfouit dans les feuilles sèches C'est là que

Nausikaa va retrouver le héros. La ville des Phéaciens est assez loin d'ici. Quand Nausikaa viendra laver son linge à la bouche du fleuve, elle prendra une voiture pour faire le voyage et des provisions pour rester tout le jour. Partie il(> grand

'<',-' èpivov el l'on traduisait 1 l'île se dresse comme un figuier ou comme un bouclier ». En cette incertitude du texte, i'1 néglige cette comparaison.

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matin, cl le ne rentrera que le soir. Sur la roule, elle traversera d'abord les jardins du faubourg el le bois sacré d'Athèna, qui nuii loul près il»- la ville, |>nis les i hamps el la plaine cultivée, « 1 1 ■ i mènenl jusqu'au Heuve. La Ville esl au bord de l.i mer, pourtant : entre deux ports au goulcl étroit, elle dresse sa baute colline que ceinl un rempart,

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\n pied de l'acropole, entre les deux ports, à côté des cales <|iii rcçoivenl les navires, une place publique, pavée de grandes dalles, entoure un temple de Poséidon,

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Tuiii ;iu long des côtes corfiotes, les archéologues el les explorateurs mil cherché ce double porl des Phéaciens. rrois on quatre sites, dit-on, correspondenl .i la description homérique : la seule difficulté esl de choisir entre eux; mais cette difficulté, au dire des explorateurs, esl à peu près insoluble. Sur le détroil qui sépare Corfou de la côte albanaise, deux ports ont toujours été fréquentés des navigateurs, le porl même de Corfou el le mouillage de Cassopo : tous deux uni uni' double baie. Sur la côte il*' la mer occidentale, deux autres refuges, Vphiona H Palaio-Castrizza, présentenl aux (lancé de leurs presqu'îles rocheuses, chacun une paire de mouillages accomplis. Voilà donc quatre emplacements pour notre Ville d'Alkinoos. Mais la difficulté du choix êsl peut-être moins grande en réalité. Entendons-nous bien d'abord sur lu valeur de certains mots.

Ni n i-> donnons aujourd'hui le nom de port, de refuge, de mouillage, etc., à drv stations de nos (lottes, qui ne conviennenl en aucune façon aux flottes primitives el qui ne peuvenl pas avoir été vraimcnl des ports homériques. I n porl homérique, nous le savons, n'esl |>a-> une grande rade enfoncée dans les terres : il fa ihI rail h I entrée ri a la sortie nu trop dur eflbrl des rameurs pour gagner la haute uiri mi pour reprendre le mouillage, lu porl homérique n'esl pus même un grand bassin d'eau profonde : il n a que faire d une vaste superficie de mei : ses bateaux ne restent |»as à flot. Mais il lui faul une assez, grande étendue <\f plages pour tirer les navires à sec. I n « bon porl » homérique esl presque le contraire de nos bons porta : il n'a besoin ni de la même capacité ni

<\r la même prol leur. Mais il doit remplir certaines conditions qui m' sont pas

i.h ilemenl ronciliablcs. Il doil être abrité du venl cl couver! par les terres voi- II doil avoir nombre de petites plages, m'i chaque vaisseau aura sa

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remise. M pourtant il no doit pu allonge) deux iirémuul un lurri t

donner aux rameuri trop il*' chemin un tri! lu poulet ci 1.1 n'iiii i! ilu liai

Rrui'i sous un promontoire! • | ■ 1 1 porte la ville, h in- putitu < riiiuu nflit, ii coud il

i| h vile soil li ii 'ii couvorlu de lu hou tu mur ul un .1 I iutûrieui du voulut ellu reuflu s;i pause i'l présente sur In courbure do bus plage lu maximum du duntelli 1I1 lestons et de petites anses, avec des pente du nhloi pour ruuuvoii lu vai eaux

lui lés. De chaque côté, de son promontoire, la \ 1 1 1 < • < i \ Ikn .1 un beau porl

de cette sorte, •

deux petits caps ou deux redents de la cote leur l'on! un goulet iHroit,

les navires doivent bien veillera la route el gouverner prudemmenl dans le goulel pour gagner ensuite la remise que chacun d'eux possède, car l'intérieur iln porl a îles remises pour chaque vaisseau,

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.Nos quatre mouillages corfiotes sonl loin <lr répondre tous à cette description. Étudiez-les l'un après l'autre.

Juchée, entre deux rades ouvertes, sur les deux sommets (Koryphous, Kopûpojç. Korphous, Corfou) qui lui valurent son nom. la capitale actuelle de l'île a pour nous deux ports, la rade de Vido el la baie de Kastradais, niais i-i> ne sonl vraiment que deux mouillages forains :

Bâtie sur un promontoire qui s'avance dans l'Est, disent les Instructions nautiques, la ville est baignée par la mer de tous côtés. Elle s'étage sur un rocher escarpé dont le sommet est formé par deux pies que couronnent de tuiles batteries. La rade de Vido s'étend le long de la face Nord de la ville; elle est abritée par l'île de Vido des gros vents du N.-E. qui soufflent avec une grande violence pendant l'hiver. Le mouillage s'étend sur un espace de 2 milles en longueur el sur 5 i de mille en largeur avec des tonds de IS à 29 mètres. L'île Vido. haute de 15 mètres, de l'orme triangulaire, longue et large d'un demi-mille, est presque accore. La baie de Kastradais. d'environ ." i de raille d'étendue, a des petits fonds et n'est visitée que par des pécheurs-.

Ni l'un ui l'autre de ces mouillages ouverts ne ressemble, même de loin, aux beaux ports d'Alkinoos. Des travaux importants, disent les dernières Instructions nautiques, doivent être exécutés pour la construction d'un port d'abri3. Il e>l

1. Odyss., VI. 262-264. Je traduis EÎpûaxas par observer, surveiller, regarder soigneusement. C'esl le sens que les verbes BÎpuop.ai el iptîw onl le plus fréquemmenl dans l'Odyssée. Cf. XVI, W5 :

•?, i' r,ôr, iivr.-Tr^:; iy^vopsi; evSov h;:v

SX ao/o'j. r, ÈV. \l xJ)' EÎpûaxa; OÎxaS' l',s-i :

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