‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 242 sur 277 · I. Photographie île Mm V. Bérard · texte numérisé non relu

I. Photographie île Mm V. Bérard

. LES PHI SICIENS II I n|i\ SS1 I

que ii'i iniiiriii des pontes île sables. Chaque vaisseau peut avoir sa remise sèche sa • aie mouillée. 1 .1 nature a fait ici le travail de compartiments que l'homme lui ailleurs, cf. le porl athénien de Munychie, pour dresser des boxes dans les écuries de ses coursiers de lu mer. \n pied de la \illr haute, sur l'isthme entre les deux poi ts, une plaine s'étend pour recevoir l'agora dallée. Si la réalité correspond vraiment à cette carte de nos marins, nous avons ici la

\ ill<' el lev beaux ports d'Alkinoos Mais il ne faul pas s'en rapporter à la vue

des . ;u tes.

\iril-iniii 1901. La promenade vers Palaio-Castrizza esl une excursion de touristes que tmis les guides recommandent. Depuis la ville de Corfou, il faul h. m- mi quatre heures en voiture, el la route, construite au temps de l'occupation anglaise, esl charmante. C'esl d'abord au long du détroit, dans la plaine verte ou mh les collines chargées d'olivettes, la grand'route que nous avons déjà suivie vers Panteleimon el vers Aphiona. Mais bientôt, quittant cette route qui poursuit vers le Nord, nous tournons à l'Ouesl et, de loin, nous longeons sui notre droite l'âpre muraille du Pantokrator. In charmant pays vallonné en Ixmle le pied. De ses vieilles olivettes, de ses plaincttes cluses, de ses petits lacs dormants, de ses marais verdoyants, de ses grasses terres de labour, celle plaine ondulée remplit toul le centre de l'île, entre la muraille du Pantokrator et la chaîne côtière < l< • l'Occident. La route esl une allée de parc anglais. Sans jamais forcer le passage par des tranchées ou des remblais, elle contourne doucement les collines el les vallons creux. Elle court sous les vieilles olivettes qui dressenl très liant leurs panaches d'argent. Elle se mire au pourtour des lacs dont le union terni, voilé d'écumes el de longues herbes, s'efface au fond d'un cadre

de cvprès. la haute barrière du Pantokrator avec ses roches surplombantes el

ses villages suspendus ferme l'horizon de droite. A gauche el devant nous, la chaîne bordière de la côte occidentale, longue sierra1 moins haute mais presque aussi ardue, se dresse à pic sur la vallée marécageuse de Ropa el nous cache la Mer Sauvage. Perpendiculaire à I axe du Pantokrator, celle Sierra dentelée vient butei contre lui. Leurs masses confondues ne laisseraient aucun passage, n était l.i brèche d'un torrent, qui dans lu roche s'esl taillé une porte monumentale. 1 esl par >r défilé, entre deux montants gigantesques de pierre tendue, que la route atteint la Mer Sauvage au fond de la baie de Liapadais. .Nous entrons dans le pays des Phéaciens. Le voici devant mis yeux. La carie marine ne nous ,1 pas h ompés.

Les pentes de l'Arakli el du château Saint-Ange font à la baie nue côte de in. déchiquetée de roches. A mi-pente, a trois cents mètres au-dessus de la mer, l'Arakli porte une terrasse où se sonl groupées les maisons du petil bourg de Lakonais : au bord de l'eau, la muraille droite esl flanquée d'un talus, el sur

il . réserverai le nom de Sierra & cette chaîne qui borde la Mer

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