‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 246 sur 277 · US · texte numérisé non relu

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i roche de

'alaio-

' 71 ii pente vers San Spiridi '.

Castrizza, sur le boni même <le leur mouillage de Sun Spiridione, ils oui construit sa chapelle neuve où ils ont apporté ses

vieilles n-«' -. C'est là qu'il Tant chercher le Poseidion des marines actuelles. La

chapelle «lu mont est en ruines. Le Poseidion de l'isthme esl sans doute enfoui. Nous montons à la Ville d'Alkinoos. La montagne insulaire dévale du côté de

l'isthme en nue pente assez raide, niais mm pas abrupte, l'n côté de San Spiridione surtout, le champ d'oliviers moule en talus jusqu'à mi-côle: puis des terrasses superposées soutiennent <le maigres jardinets de céréales qui, de marche en marche, s'étagent jusqu'au sommet. Tout en haut mu esplanade de roche une

porte les ruine (l'une chapelle [Église sur la carie marine) de Saint-Georges. I>n côté du port Alipa, la chute est beaucoup pin- brusque. Entre la merci l'esplanade du sommet, c'est

presque une lalaise droite avec nu sentier en échelle <|iii conduit au* ruines de

Saint-Nicolas [Ruinée su,- la carte marine). Tel quel, ce Banc de montagne se prête •> l'érection d'une de ces \illes liantes que nous avons \in^i lois décrites

Fia. î'1. — 1 .1 i bute vers Mipa *.

I l'Iiolnfrrnphir de M \ Béi ard. : Photity i iphie Je M \ Bel il d

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el que les corsaires ou navigateurs fran< c ai oui ju qu'à no joui tlnn

les mers levantines! En bas, la plage ni le vui roux liordenl la go ru, où l«- étrangers étulonl lours marchandises, près de anctuaircs où le indigène adorent les dieux marins. Sur la pente, le troupeau serre' d< monte de ter-

rasse fil terrasse, le toil plat de l'une Bervanl de coui .1 l'autre plu élevée, tu soin h ici. le palais du roi, do l'agn ou de l'évoque domine. 1 1 phe de l \.\\»

ditiondo Moréc nous ont décrit dan9 la Svrn de leur temps notre Ville il Ukinoo

La ville deSyra, sur une montagne à l'Est de l'Ile, jupe l'emplacement de l'ancienne

Syros. Elle se distingue en ville liautc el en ville basse : la ville haute esl le téjoui de la bourgeoisie e! des administrateurs; la ville basse ,,si celui des marchands. Le» habitants, en grande partie, son! des réfugiés ou des pirates, qui lurent obligés de quitter la Grèce pour se soustraire h l'oppression des Turcs, el cette population, pai on industrie el son commerc \ a donné à lu ville une importance qu'elle était loin d'avoir

;i\;uil les dernières guerres. La ville haute est construite sur une itagne conique el

entièrement isolée. On n'\ arrive que par une pente rapide el difficile à gravir; les rues en stnii fort étroites el for! sales. ^ la cime esl une petite église catholique grecque avec une terrasse, d'où l'on découvre une partie des Iles environnantes, ce qui forme un coup d'œil admirable1.

De la terrasse d'Alkinoos, où nous sommes montés, la vue n'esl pas moins admirable. La Mer Sauvage se découvre, mordanl partout de sou écume cette côte de fer. Les promontoires accores, les falaises déchiquetées, les pointes avançantes retentissent du gémissement des Mois. La grande houle du Sud couvre et découvre les dents des écueils. De partout montent le hurlement et la fraîcheur de la vague déchirée, tandis qu'au soin des rocs la nappe souriante des doux petits poils balance son murmure sur lo sable des anses. Dans son ensemble, cette baie de Liapadais apparaît murée de liantes montagnes. Tout autour, c'est une margelle continue de monts sourcilleux, qui commence aux gigantesques falaises du château Saint-Ange, se poursuit par la muraille de PArakli, contourne au long de la côte occidentale toute la grande île et s'en va là-bas vers le Sud. jusqu'au mont Kurkuli (363 mètres), d'où se précipitent dans la mer les falaises du cap Plakka. De cap en cap, cette margelle encercle la mer sans laisser un passage. D'ici, du moins, rien ne laisse soupçonner la porto des roches qu'emprunte la route dos terriens au pied du Pantokrator et que nous avons franchie tout à l'heure pour entrer en Phéacie. Le pays des Phéaciens « est couvert tout autour d'une haute montagne », comme dit VOdyssée :

... ai"x 0' -f.'je.v ococ nôXsi &u.c9ixaXû<j;et.v*.

Le poète a entendu ou lu une exacte description de ce puits et de sa margelle. et il l'a reproduite à sa mode ordinaire : de ce détail minutieusement exact, il a tiré une belle histoire; de même que Poséidon pétrifie le vaisseau des Phéaciens

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