‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 247 sur 277 · Odyss., XIII · texte numérisé non relu

Odyss., XIII

. I h s nikmcii \s i i L'ODYSSl i

pour expliquer la présence du Karavi, du Bateau de pierre, au Nord de cette càte corliote, de même le dieu « recouvre, tout autour, d'une haute mon* tagne ». cette baie profonde, presque inaccessible aux terriens. Kl d'autres mots de V Odyssée encore prennent ici toute leur valeur. Les Phéaciens « habitent à I Vc. h i. sur la mer sauvage

outiousv 5' KTcàvcuQsv TcoXuxXûcrrfa) èvi TCÔVTO).

IU ne sont pas au milieu des insulaires, au cœur de Pile, nuis loin des hommes, au bout de cette terre. Nul voisin ne les tracasse, puisqu'ils n'ont vraiment pas

de Voisins :

ryoroi, ou8i ti* i^;*'. êporûv èmuir/eTat ïXXoç...

ivopwv xrAEôaKWV ticel ou t'.v:^ èvYÛBev sierCv'.

I > 1 1 côté de la mer, leur ville, défendue par les écueils et les ralaises, n'a rien non |iln> ;i redouter : i II n'est pas encore né le pirate qui ravagera la terre des

Phéaciens

oùx l-'i' ouro* ivYjû Siepo? jâporoç, oùoè •■vrr-.-j.'.. ',,- •/.-/ <l>7.'./y.(.)'/ kvooûv è* vaîav .xr.Tai

07 '.T.t'-J. Esépuv .

' ' Il

La terrasse abrupte d'Alkinoos tombe ii droite el à gauche sur les goulets des deux ports. Une chèvre oserail a peine s'aventurer dans ces pierres coupées. Mais, sur l'autre façade, vers la haute mer, l;i descente est moins dangereuse. \ travers les blocs éboulés, parmi les cailloux roulants, un sentier descend vers le large jusqu'à l'extrême promontoire du ^wtl, el gagne le bord de l'eau. Sur le terrain même, on peul suivre les allées el venues des personnages odysséens. Conduit par Nausikaa, l lysse esl venu du fleuve au l>ois Bacré d'Athèna. Ce Imi^ el sa fontaine ne sonl éloignés de l;i ville que de la distance où peut porter la \"i\. I lysse s'csl arrêté lii tandis que Nausikaa rentrait seule en ville, l'uis le héros a repris sa mute et s'est avancé vers la ville. Comme il allait y pénétrer, Min ma s'offre ii lui sous la forme d'une jeune fille allant à la fontaine. Elle enveloppe le héros d un nuage qui le dérobe aux yeux des Phéaciens. C'est ainsi qu'il peul traverser la ville sans encombre. Fleuve; l>oi> sacré d'Athèna; fontaine où les filles \ oui puiser <\r l'eau : nous retrouverons tout à l'heure ces trois étapes du héros.^fais le voici en bas de la ville; il pénètre dans l'isthme ; il admire les deux ports el les vaisseaux tirés à sec, l'agora et les hautes murailles des Phéaciens,

')) j i j-.j 8' 'OBu?CÙ{ /•.•lirx; xal vy.v.,- (.70*

zuTtûv 8' 'Âpcûcov ivopàv1 xal -v.iij. u.axpà ii /.ii

' ■ I Odytt VI 203 :

ri ioi -'

VII K \ i i • i * r - donnen lui esl une faute évidente : parloul ailleurs on ne parle

le i min, ,i .i

I \ \ Il I I II II 1 1 I I \ I

Toujours drapé dons soi uge, I l\ e monte ou palai d \ l K 1 1 Il i trouve

l'hospitalité. Le londomain Ukinoos te mène •> l'iigorn cl ■> lu • ni l<l> • du Phéacions qui se tionl auprès des vai eaux,

'I' ''./,/<■■ »,/•,./, i .'./,/, / ti;i ;■ . - ', '

II' , t '

Les voici (|iu descondcnl vers l'isthme ol vonl l'n eoii ur le pierre polie

L'assemblée se tient là, entre les deux ports. <bi décide de mettre avii

Uni el «le l'armer pour reconduire I lysse. L'équipage note dans le sable, étire le navire à la mer, dresse le mot, fixe les voiles, attache les rames aux lolels el soi i le vaisseau <lu porl : ils le mouillent en dehors du goulet, en haute mer, vers le Sud.

atutàia sto( p' stïI vtJ« xar»{Xu8ov fjoî Ov/.vttw, 50

vy,7 |jùv oï ys utiXaivav iXo^ ^ivôoffSï spuwav,

èv 8' larôv t' ètIOsvto xai tana vnl LieXalvr.,

r.pTiivavTO 8' i-.-r7'/.à tootïou sv BepaaTÎvowiv •i lit ii

|-xvTa xxtà. lAoIoav ivi 8' '.tt'It. Arj/.à TtéTOOTffav]

u*|ioG 8' sv votù.) t»|V y1 ûpuwav1 55

.le n'ai pas traduit le vers .*> 4 que les éditeurs mettent entre crochets et s'accordenl à reconnaître interpolé. Ils ont grand'raison. L'interpolateur maladroit n'a pas réfléchi à la manœuvre habituelle des bateaux homériques. Pour sortir du port, jamais « on n'ouvre 1rs voiles » comme <lil ce vers 54. Mais on sort à la rame : le port esl couvert de la brise ti c'est en pleine mer seulement qu'on peut hisser

la voile el la déployer \u vers 55 les deux mois èv voTtt|) ont embarrasse

traducteurs et commentateurs. Sur la carte ou sur le terrain, le sens de ce vers apparaît clairement. Du fond de Porl Alipa ou de San Spiridione, les rameurs amènent le vaisseau gréé, mais non chargé, à l'entrée du goulet. C'est la manœuvre que nous connaissons bien : au départ d'Ithaque, l'équipage de Télémaque l'a faite. Us sortent un peu du goulet afin d'être prêts à ouvrir leur voile et à lever l'ancre quand surviendra la brise de terre après le coucher du soleil. Jusqu'à dix heures du soir, ils vont donc rester mouillés en haute mer. u'io'j. in altum, traduirait Virgile. Leur vaisseau est amarre non pas à une boucle du quai, mais à un trou du rocher.

... -i\?u.x o' eXuffav à-ô totitow XîGoto5.

Ils sont à l'extrême promontoire, dans le Sud des ports et de la ville, èv votùo. Les commentateurs se torturent l'esprit pour ne pas comprendre ces mots4: « Notion, disent les uns, signifie humide parce que le Notes, le vent du Sud- Est, amène la pluie : sv votuo signifie donc dans ï humide ». Les Phéaciens

Page 1