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I i bonne reine ^rété envoie aussi ses trois chambrières, qui portent chacune un présent. On descend au croiseur et à la mer, par le rapide sentier,
I lysse s'embarque et le bateau part.
II semble donc que le palais d'AIkinoos occupait, au sommet de la montagne insulaire, cette plate-forme où non- sommes assis et où m1 dressent encore 1rs ruines de la chapelle Saint-Georges. I lysse a Frôlé ces roches de l'esplanade sur lesquelles nous venons de nous asseoir. C'est ici qu'aboutissent les deux routes ou sentiers qui, devant et derrière nous, montent « 1 « * l'isthme et de la pleine mer. Venu de la mer, le sentier de la falaise est actuellement un casse-cou assez
- ■ i «• 1 1 \ . nu peut encore le suivre jusqu'au bord de l'eau. Mais il faut avoir le pied et la lôte solides : la pente est un éboulis de cailloux roulants et le miroir des eaux donne un peu le vertige. Au temps d'AIkinoos, ce sentier était mieux entretenu : les Phéaciens avaient sans doute ici un escalier, une échelle de roches, toute semblable à l'escalier actuel îles gens d'Aphiona pour descendre \ri- leur Porlo-Timone : les deux sites sont en ceci exactement pareils; mais la voilure de Kausikaa pouvait emprunter une autre route et n'avait pas à descendre cette échelle.... Venue de l'isthme, celle autre route est plus aisée : nos carte- marines l'indiquent encore. Elle gravit en lacets la façade terrienne de notre mont, "n imagine sans effort qu'avec un petit travail de remblais et «le terrassements, elle peut demain redevenir une route carrossable : c'est par là que, du palais vers l'agora et réciproquement, est descendu et remonté le char de Nausikaa. Aux deux bords de cette route, la ville des Phéaciens étageait sur
l.i pente ^e- cases et ses ruelle-. I.e fouillis des petites terrasses et des cultures
couvre cette pente aujourd'hui : il est impossible de juger si quelque endroit de
touille pourrait être fructueux. ,\i sur la pente, ni sur l'esplanade, nulle part,
une ruine antique n'apparaît. Mais partout de petits murs en pierre sèche, des pierres éboulées, des carrés de Fondations prouvent que récemment encore ce site garda quelques occupant-. \u wm siècle, quand l'ingénieur de la marine française, Bellin, publie sa Description du Golphe de Venise et de lu Morée i 1771 1, les renseignements vénitiens dont il se sert lui disent : a Le territoire d'Agiru c'est le nom vénitien du canton occidental de Corfou . qui est vers le Couchant, Fournit en abondance tout ce qui est nécessaire à la vie. Il y avait autrefois une ville bâtie dan- une presqu'île, à l'endroit où est présentement un couvent de religieux qui ont une église dédiée à la sainte Vierge (c'esl notre couvent de Palaio-Castrizza) : celle ville a été détruite par les Africains1. » (les descentes de- africains chassèrent le- habitants du rivage. Leur bourg de Lako-
ii. ii- alla -e peu lier dan- la montagne hordiere, -ur celle terrasse inacce— ihle,
.m L. mi de ces roches coupées qui dépassent "J'io mètres d'altitude. Aujourd'hui
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