Photographie de Mm* V. Bérard
'2. Cf. Instruct. naut., n° 708, p. ir>: « Le vont duS.-E., que les Italiens appellent sirocco, vient dans l'Adriatique el se propage dans toute sa longueur; il n'est réputé dangereux qu'à cause des brumes épaisses qui l'accompagnent et de la grosse nier qu'il soulève; en quelque saison qu'il souffle, les terres
se convient de brunies. »
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d'or : l'enclos esl fail de murs el de roches à pic que les raquettes des cactus el l.i retombée tifs vieux figuiers ensevelissent.
Reprenons notre description odysséenne : « En dehors « 1 1 ■ palais d'Âlkinoos, était un vaste jardin de quatre arpents : sur deux côtés, une haie le fermait. De hauts arbres \ dressaient leur frondaison, poiriers, grenadiers, pommiers aux fruits luisants, figuiers doux el olivettes verdoyantes. Hiver comme été, tout au long de l'année, ces arbres donnent des fruits sans arrêt ni morte saison. La brise d'Ouest fail éclore les uns et mûrir les autres ; la poire vieillit après la poire, la pomme après la pomme, la grappe après la grappe, la figue après la ti.ii.-. I ;i un vignoble chargé de fruits est planté : en plein soleil, dans un coin découvert, une partie est déjà dépouillée, tandis que d'autres sont en pleine vendange et que l'on presse encore les raisins : tout auprès, les grappes sont en Heur- nu commencent à peine à varier. Au fond du jardin, de belles planches de légumes luisants donnent toute l'année. Deux sources sont là : l'une est dérivée à travers tout le jardin: l'autre est conduite aux portes du palais et le peuple v vient remplir ses cruelles', i
Voilà encore un passage où l'on ne voit d'ordinaire qu'un tissu de merveilles i't d'invraisemblances. Et, pourtant, bien examiné, ce n'est sûrement que la peinture fidèle de la réalité. Les peuples navigateurs ont toujours eu le goût des savantes cultures. Nous admirons les serres à orchidées el à raisins des thalassocrates anglais. Les collections de tulipes hollandaises tirent l'admiration du wii siècle. Les Phéaciens ont des collections de fruits qui Tout l'admiration des Achéens. Nos horticulteurs et pépiniéristes ont aussi des collections d'arbres à fruit tardifs ou hâtifs, qui ne produisent (tas tous en même temps, mais qui successivement donnent des poires ou des pommes depuis juillet jusqu'en décembre : ce n est pas autrement que les pommiers el poiriers d'Alkinoos donnent des fruits toute l'année. Au mois de novembre 1897, j'ai vu dans les jardins de Gortyneen Crète une treille chargée de raisins déjà cuits par le soleil, de grappes à peine mûrissantes et de rameaux vendangés depuis plusieurs
semaines. || | ; 1 1 1 1 quelque artifice pour obtenir de tels résultats. Mais sous le ciel
béni de Corfou l'artifice esl simple, les Anglais, dans leur lie humide, sous leur ciel embrumé, doivent construire et chauffer des serres et savamment graduer la chaleur pour que leurs vignes arrivent l'une après l'autre à fournir leurs tables toute l'année. Le ciel phéacien se charge de la chauffe et l'homme n'a qu'à la r. I es lu ises ,-i brumes marines apportent l'arrosage, et les ruisseaux d'irrigation sont vile installés sin ces pentes continues. Avec une collection d'espèces hâtives et tardives, il suffît de mettre en un lieu découvert, inondé de soleil, et d'irriguer dès h- printemps la partie du vignoble qui doit donner la première.
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ainsi un vignoble garni continûment do ^ruppe . do lloui cl de m muni m dépouillés — Les anciens lhalussocrates avuionl en ces matirre le mimic \i**ii\ cl l,i môme scienco que nos lhalassocratcs contciuporaiii i i i aux écrivain de Carthago el à Magon, qui les avuil codifiés, que les Romains empruntèrent leurs matériaux pour les /v /,v Hustica de Columelle el de Varron'.
Les moines de Palaio-Castrizio reçoivent les étrangers ^m une ton >u
verte qui domine la Mer Sauvage «•! que le gémissemcul des Ilots remplit. Nous sommes restés là durant les heures les plus chaudes du jour. Le temps élail beau, le ciel s;ms un nuage; une petite brise de mer soufflail par intervalles : mais toul autre vent était tombé, lit pourtant, au pied du Saint- Ange, sur les dents <les écueils, sur les pointes du promontoire, jusqu'à mi-côte desfalaiseSjleflot vouait eu hurlant jeter ses panaches d'écume, puisse relirait au loin et découvrait les roches acérées.
Le Saint-Ange, à pic, domino de sa muraille cette lutte brutale. C'est au pied de cette muraille lisse, Xtoor,
8' ttvaSéûpop.s -i-zr,. devant celte mer sans fond, àyy.oàOr,; Ss Oa/. 7.77a. au-dessus de ces récifs aigus et de ces Ilots toujours grondants, Tîàvoi ^lii; àjxol Bs xûjia (âéêpu^ev pô(hov,que nous avons relu la tempête el le naufrage d'Ulysse, etjusqu'au soir nous avons gardé dans les oreilles le bruissement incessant de celle mer soulevée. Ortholotho, Skialuthi, etc., la carte mentionne quelques-uns de ces écueils. Mais il en est bien d'autres.
Nous avons demandé aux moines s'ils conservaient quelques antiquités dans leur couvent. Ils nous ont montré une horloge comtoise dans une boîte de sapin colorié, dont un marchand smyrniote leur a jadis l'ait présent. Ils conservent aussi les restes d'un gigantesque cétacé que la tempête jeta vers 1830 sur leurs roches et que les indigènes accourus dépecèrent5. Ces parages, disent les moines, sont visités par les troupes de monstres marins : « La vague, dit Ulysse, va me rejeter dans la mer poissonneuse et quelque divinité lancera sur moi
In,. ".">. — Au pied iln Saint-Ange4....