‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 253 sur 277 · I. Cohimelle, I. 1: Vairon, I. I · texte numérisé non relu

I. Cohimelle, I. 1: Vairon, I. I

'2. Photographie de Mmc V. Bérard.

7>. Consulter là-dessus le Mémoire do Theotoki.

l'un di' ces grands monstres que nourrit Amphitrite en grand nombre ».

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Les navigateurs anciens notaient dans leurs périples les parages peuplés de monstres, el les géographes versificateurs n'oubliaient pas cel importanl détail : i 'est à Gadès, dit-on. que paraissenl les plus grands cétacés »,

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Les moines gardenl encore l'un tics vieux canons, timbrés des aigles moscovites, qui rem placèrent ici les canons de la batterie française quand les Musses, durant les guerres <le l'Empire, occupèrent L'Ile de Corfou : les Barbaresques tenaient la mer-, il fallait ici une batterie en permanence —

Nous redescendons «lu monastère vers la plainette de l'isthme. Auprès de la Ville d'Alkinoos, il nous peste à découvrir les trois étapes, <pii jalonnent la route d'Ulysse et de Nausikaa :

I" l'embouchure ilu fleuve;

j le bois sacré d'Athèna :

3" la source du faubourg.

La source doit être toute proche de la ville. Car Ulysse allait pénétrer dans lii ville agréable el se mêler au peuple des Phéaciens,

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quand Athèna, craignant pour lui les questions el les injures de la foule, se présente sous la forme d'une jeune tille portant sa cruche.... Dans la plaine «le l'isthme, les paysans ont creusé plusieurs puits pour arroser leurs olivettes ou leurs champs de légumes. Dans les vallons rocheux du Saint-Ange, suintent aussi quelques fils d'eau. M;iis il n'est qu'une source abondante, constante <i pure. C'est dans la crique occidentale de Port Uipa, sur la rive continentale, juste à la corne <le l'isthm \ en face du cap rocheux qui porte les ruines de Saint-Nicolas. Là, du pied de la roche taillée à pic, sortent au ras même de la plage deux ou trois belles bouches d'eau courante. Les marins el les moines y trouvent en abondance de l'eau fraîche, même aux jours les plus chauds de l'été. Les matelots du calque, mouillé sous le cap, viennent justement d'y remplir leurs tonneaux. Le site est de tous points conforme ;i la description odysséenne. Voici bien la fontaine où les tilles des Phéaciens venaient remplir leurs cruches. Elle était toute proche de la ville qui dressait sur la montagne insulaire, de l'autre

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ports, I agora cl la longue muraille élevée, fuite de pieux, une merveille,

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La Ville n 'a pas une enceinte de pierre. La mut ci les falaises lui foui iui ii"i côtés une défense infrangible. En travers de l'isthme, d'un porl 6 l'autre, pour prévenir toute incursion des indigènes, nu long mur «If bois suffit. Les Pbéaciens oui creusé un fossé cl. sur la terre rejetée, planté une forte palissade. Les archéologues concluent de ce texte que les cités homériques ne s;i\;iiiMi| plus entasser en murailles les pierres gigantesques que nous admirons àTirynthe, à Mycènes et dans les villes de l'époque « mycénienne* ». Ou peut objecter, je crois, que les palissades, dont nous parlent les poèmes homériques, sont toujours des (ouvres de défense construites à la hâte, par des étrangers ou par des envahisseurs sur une côte ennemie : tel le camp des Achéens sous Troie, tel notre rempart des Phéaciens. Car ce peuple des Phéaciens est étranger, débarqué depuis une génération à peine. En débarquant, il s'est hâté de construire en travers de l'isthme la palissade et le rempart qui devaient couvrir la seule l'ace abordable de sa haute ville. 11 a l'ait cette défense de terre et de bois, parce qu'en deux jours, par ce procédé rapide, on se trouvait à l'abri et que la terre meuble ou les saltles de la plainette eussent exigé, pour des murailles de pierre, de profondes et coûteuses fondations. Derrière cette défense provisoire, la ville s'est construite et. comme ensuite son éloignement la mettait à l'abri de tout voisinage dangereux. elle n'a pas éprouvé le besoin de murailles plus solides. Nous savons par l'histoire écrite (pie les cités helléniques débarquées sur la cote d'Asie, Phocée entre autres, restent ainsi, plusieurs siècles durant, sans murailles de pierre. (- est le jour seulement où le danger perse menace du côté de l'intérieur, que les Phocéens construisent autour de leur ville un mur en pierres de

1. Cf. Helbig, C Épopée, p. IIS etsuiv.; Perrotet Chipie/. VII. p. 74-79.

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