‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 277 sur 277 · Inatruct. naul., n° 731, p · texte numérisé non relu

Inatruct. naul., n° 731, p

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commence .1 celle Pierre Blanche, que les modernes nomment Cap dell' Armi el tlonl les rochers sonl « remarquables par leur blancheur1 ». La racine hébraïque i./i.'i . %jz\ signifie éclater, resplendir, luire, el l'Ecriture ;i des noms de lieu Me l.i forme lapiga, nys\ Je crois que 1rs caps lapygiens des Anciens ne sonl que les < <\^ Blancs des Modernes : il laul penser à une forme participiale nyisji, iapouga, semblable b celle que nous avons déjà rencontrées, îlïix?, lebona, par exemple.

I ntre I»' Détroit de Sicile el le Canal d'Otrante, les premiers thalassocrates lIv aient trois de ces c;i|is blancs. Le premier se nommait « la Pierre Blanche » : les Hellènes traduisirent par Levkopelra; l'original sémitique était sans doute quelque Skoula lapoug'a*. Le second se nommait « les Trois Caps Blancs » : les llellèiie> traduisirent la moitié de l'original sémitique et transcrivirent simplement l'autre moitié; ils dirent les Trois Caps des lapyges, TpeXç "Axpou mov. le troisième enfin devait être « la Pointe Blanche »; les Hellènes traduisirent el transcrivirent encore par moitié en Pointe lapygienne, "Axpa \j-y La: mais, outre la traduction, ils nous oui conservé nue bonne transcriplion du débul de ce vocable composé, car l'équivalent exact de leur akra nous sérail fourni par l'autre nom propre de ce même p;i\s. Messapia. L'Ecriture en effet nous fournil des noms communs ou des noms de lieu misep'a ou masep'a, "zvz. que les Septante transcrivent en MàffOTjoa on Maraâ et traduisent en -y.'-.'.i. : c'est l'exact équivalent de noire guette, < 1 1 ■ latin spécula, dn grec Tx&Kskoç, de l'italien viglia. P. Lucas nous montrait plus haut toul ce rivage italien bordé de guetteurs el de tours. Nos Instructions nautiques décrivent encore les tours innombrables qui surveillaient au siècle dernier les moindres mouillages el signalaient toute menace de descente barbaresque. Notre-Dame Blanche, Santa Maria di Leuca, étail ;'i l'origine la Guette Blanche, nyisiTisma, Messap'a lapoug'a : • la lapygie, dit Strabon, que les Hellènes nommenl aussi Messapia, i, \j~j-vj- towt7|v oï •/.'/•. .M:7T7.-'.v.v xaXoÛTiv oï "EXXyjveç. •■

Nous aurons longuement à revenir sur les doublets gréco-sémitiques (|ni longent cette côte italienne; I Odysseia va nous \ ramener avec ses récits de Charybde el de Skylla. Il esl seulement un texte de Strabon que je veux recueilli) aujourd'hui : • La pointe que I «m nomme Promontoire lapygien, 6 -./■.- v.ii'.j-:> Vxpav lv-j--'.-//. esi séparée des monts Kérauniens par un

détroit >\r sept cents stades el du <;i|i Lakinien par un golfe de sept cents stades .ni-sj. La petite \ i 1 1 » • \oisinr. Leuka, ;i nue source d'eau fétide : chassés des Champs Phlégréens de Campanie par Héraklès, les Géants nommés Leuternes s'enfuirent jusqu'ici el disparurent sous terre; la source est alimentée de leur sanie el la contrée voisine garde leur nom de Leuternie5. » Voilà, je pense, entre notre Hypérie des Kyklopes el noire Schérie des Phéaciens, nue étape

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: i que daiu n mc I rolumi je légitimerai longuement ces diverses transcriptions'

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l rlrniivec : COH l.i'llli'i ne lU'IllipUI lll! Ifl l'lil< i<<- l'HIIIIHIIlicilllC III' f)llt( jl («l'oi», ftlll! IHMJ l'Iie.ii icn riilni ili- I . 1 1 • 1 1 •. 1 1 1 1 < in. h (|l|j |.i.li 1 1 . < I • 1 1 . ■ i • 1 1 1 Kllllli

|,i Nilr;'i (•{•nue. K liu i, '\' > >'. /, |\ iimm' iI.iii -, le l'.i \ d. YcUX, KÛu.7, > i)

Kmiiii | ni' dus Muni'. île Toitc Illunchc, \ tué '\r Une i ■ .<< 1 1 1 1< >n . rap

portée pur le Psoudo Vristotc {Mirabil., l)f>), non dit que ce |».i\ de Kumr était jadis ;iu pouvoir des lilanvs, mû ircov i ■.>•., , , /,>

\ uxaSUov1 î LcukO/de ou Loutertw est, peut-être, lu meilleure traduction fu'ocque de Phaiak.

Je suis donc loul disposé h croire, comme M. Snlomon llcinuch, < 1 1 1* * celle Italie méridionale \ii débarquer cl s installer des navigateurs venus <!<• Crète et même do plus loin. an temps où lu Crète, comme les autres Iles, avait une population do Phéniciens cl de Kariens mélangés, oi v^fftwTat Kâ .^ xal

<I>otvw«;V Quand 1rs admirables découvertes dos Schliemann et des Evans, quand les travaux, non moins féconds malgré leurs lacunes, de l'Ecole archéologique (car, si j'en combats les conclusions, je suis le premier à en admirer les eflbrts cl certains résultats), auront porté lous leurs fruits; quand une fouille plus heureuse encore, sur quelque point <le la Crète, de la Syrie ou de l'Egypte, aura fourni aux archéologues un critérium indiscutable el à leurs théories nue chronologie certaine : je ne doute pas que les idées des lleuzey, «les Helbig el des Pottier ne s'imposent à la science el que l'on ne remette les fossiles a mycéniens » ou « égéens » dans celle couche de la Méditerranée phénicienne, donl j'essaye de reconnaître les sédiments et de retrouver les gisements principaux.

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