Strab., VIII
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I 1 1 < 1 ■ - . assez l"in Je la mer. V la sortie il un couloir qui descend de la montagne vers la plaine maritime, elle ouvrait .m confluent du Pénéeel du Ladon la double vallée supérieure de ces deux rivières. Il n'en subsiste rien aujourd'hui, ni i unir-, de monuments, ni nom de lieu. Ses fondations doivent être cachées sons le village il Vgrapidokhori1. M;i i -^ cette Pylos éléenne eut ,j>'i<lis un rôle assez important : cette Porte gardait !<• carrefour de deux routes conduisant de la nier vers l'intérieur.
L'une de ces routes, dirigée de l'Ouest à l'Est, part de la mer d'Elide el remonte la vallée «In Pénée vers l'Arcadie : c'était une voie «In commerce antique entre les ports éléens de Kyllène ou d'Élis et les marchés arcadiens de Lasion, Psophis ou Klitor. L'autre route part du golfe «!«• Corinthe «'I se dirige du Nord au Sud, au Hanc des collines côtières : en empruntant les vallées de Santameri, du Ladon et de I ancien Kythéros, elle monte des plaines maritimes de l'Achaïe jusqu'à la plaine intérieure de l'Alphée. Ce fut une route religieuse des Hellènes entre les ports achéens, Dymè, Olénos ou Patras, et le sanctuaire d'Olympie. El ce lui pins tard lors <l«' la conquête française de la Morée, la route militaire des chevaliers francs : débarqués à l'entrée du golfe de Corinthe, dans leur port «le Kato-Akhaia, c'est par Ano-Akhaia et Saint-Omer (actuellement Santameri) que les Francs montenl vers l'Alphée; non loin de notre Pvlos éléenne, dans le môme défilé «In Ladon, ils bâtissenl leur château des Portes (village actuel de Portais); jusqu'à la lin de leur domination, les Portes restent une de leurs forteresses.
I ,;i seconde Pylos était triphylienne. I n |i«'ii an Sml de l'Alphée, c'était une porte maritime entre les montagnes côtières «•! le i i\;i^e. Elle tenait le défilé <|ne lui il mu la baie de Kypariâsia les monts de Triphylie. Dans ce golfe de Kyparissia, Hérodote connut les KaukonesPyliens1, el Strabon connut encore le nom de cette Pylos : mais il ne |»nl en voir même les ruines : de son temps déjà, la ville avait entièrement disparu. On en cherchait l'emplacement un peu au Nord deKyparissia, sur le territoire des Lépréatcs, à trente stades environ de la côte, dil le graphe, au Sud-Est du promontoire Samikon.
I i troisième Pylos, enfin, était messénienne. C était ;ms>i une porte maritime. Elle gardait l'entrée Nord de la rade de Navarin, en Lue de l'Ile Sphaktéria; elle occupait, dit-on, le sommet < I m promontoire Koryphasion.
I)ès l'antiquité, ces trois Pylos revendiquaient le souvenir de Nestor el chacune .,,• di>;iii la Porte Nêléenne. El de même trois Phères se disputaient la gloire d'avoir hébergé Télémaque dans le palais de leur roi Dioclès. Ce nom de Phère ou Phères, dont on n'aperçoit pas clairement la signification, était fort répandu m terres grecques, 4>àpa, «Dopai, 4>apcï*, 4>apata, <\>vy.;, 4>epaî, «l'/.v/,. $7ipal, sous ces formes un peu différentes, mais appliquées tour ;'i tour ;« la même ville, on rencontre des Phères dans toute la Hellade, en Laconie, en Vïessénie, en
II',,,- \ | M ,,/,i Pausaniaa, IV, p Ml el »uiv.