Cf. Paus., IV. 16, 8; III. -J
2, Cf. Frazer, Pausamas, III. p. 121-422.
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il I Iule esl .i trente ou trente-cinq kilomètres de la côte, cl la Pylos « >i I \ ----.«'•t'i m i<i il<»ii iMii- un porl où les vaisseaux viennent aborder. Sûrement, la Phèrcs il Vchnle el la Pylos éléenne doivent être écartées de nos recherches.
In résumé, la seule Messénie, semble-t-il, peul nous ofl'rir sur une route continue les trois étapes «lu voyage odvssécn, Pylos au bord de la mer, Phères au milieu «lu trajet, Sparte à l'autre bout. A vue de carte, le problème esl il u Cette Pylos messénienne est, en outre, la seule Pylos que, depuis les temps helléniques, la renommée ait jamais connue. Les guerres entre Spartiates cl Uhéniens tournèrent vers cel Ilot de Sphaktérie tous les yeux de la Grèce. \ travers les siècles, mil désormais ne |>ui ignorer le nom el remplacement de ce Waterloo Spartiate. Le Péloponnèse eut une Pylos, comme l'Attique avait un Marathon, el la Béotie, une Platées. C'esl vers la se |t> Pylos messénienne qu'Anciens cl Modernes regardent dès que le nom esl prononcé. C'est chez elle qu'au temps de Pausanias déjà, les touristes allaient visiter la grotte et les ctables de Nestor1. C'esl chez elle que Schliemann espéra trouver une autre Mvcènes*. L'échec complet de ses fouilles doit nous Paire réfléchir. Parmi les Anciens, il esl certain que le troupeau «les touristes admirait en cet endroit les ruines de la Porte Nelécnne. Mais les gens avisés, Strabon el 1rs Plus Homériques, avaient d'autres idées. C esl à la Pylos triphylienne qu'ils reportaient le débarquement de Télémaque. C'esl au Sud de l'Alphée, au pied du Samikon, près du sanctuaire de Poséidon Samien, qu ils cherchaient la plage «le sables fréquentée par les barques homériques, tô 8 ispèv toû Saixîou Qoveioûvo; xal o
/.y-" y.'j-'j 5p uo; el* 8v xaT^vôr) \' t~hï\).'j:/'j^ ". A I appui de cette opinion, le
graphe me semble avoir donné quelques raisons de poids. Je renvoie le lecteur une l"i^ puni- toutes à ce chapitre du MM'' livre de Strabon. Je ne ferai le plus souvent que reprendre el développer sa thèse; je ne la corrigerai qu'en mi point secondaire : Strabon cherchai! les ruines de la Pylos triphylienne sur lr> collines continentales à trente stades de la mer, au Sud-Est du promontoire Samikon : je le> crois plus voisines de ce promontoire, à quelques mètres seulement de la plage — Mais suivons la méthode des Plus Homériques : étudions mol par mot le récit de la Télémakheia, la traversée maritime d'abord, le voyage terrestre ensuite.
Donnez-moi, dit Télémaque aux prétendants, un vaisseau el vingl rameurs : je veux aller ,:i Sparte el à la sablonneuse Pylos, pour m'informer d'1 lysse mon père. • Les prétendants refusent. Mais, à leur insu, Athèna sous la
I Pans . l\ "*• l i I i .i/.-i. Patuaniat, III p. 156 el »uiv. !i Chron d'Orient I p 560
\||| 345 i il fois poin (oui je renvoie le lecteur au Mémoire $ur la Triphylie i. u. lu///' wj Scient ifiqii érici t. I. p. 193 el buîv.
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ligure ilf Mentor organise le voyu| <■ I Ile .m un' i imit, /', / Ooy, /. réunit un
équipage do volontaires, l'ail tirei lu vaitiHomi i H"i ul l'amène pi qu'à l'entrée du poil. Puis elle revient mi palais chercher les provi ions du roule ijiic Ici»' iiiuciuc ;i | m « ■ | » . 1 1 1 ■ i • . . Les hommes pi l'iiiM'iii leur charge de l'urine el de vin. (•m redescend à ta mer. Sur In plage, on eoutourue le porl el l'on va, .< pied, jusqu'au bord <ln goulol où le navire esl ancré. On arrime le provi ion . 'm embarque l « > 1 1 1 le monde. Mentor el Télémaque vonl s'asseoir ^ui le château d'arrière, ïxpia ïïouuvtjç (nous reviendrons sur tous ces termes). L'é(|iii| prend place sur les bancs de galère. Télémaque commande la manœuvre el lui hisser If mût. Alhèna suscite alors un bon venl Frais du N.-O., mi zéphire sans risées contraires, ixpoô) Çiœupov, i|iii tape en plein dans la voile. Le bateau file « sur la peau de l'eau ". comme disent les gens de Marseille. Toul étant bien arrimé, hissé ou largué à bord, ou laisse le pilote el If venl mener If navire. Ou s'assied eu rond cl Ton se mel à boire. Toute la nuil et même à
l'aurore, un navigue ainsi Quand parait le soleil, ils atteignent Pylos, la ville
bien bâtie de Nélée.
J'ai insisté sur les détails de cette manœuvre. Il faudrait en commenter chaque mol pour eu montrer l'exactitude matérielle : ceux qui parlent des imaginations homériques toucheraient alors du doigl la vérité du moindre détail. Télémaque s'embarque la nuil. C'est au coucher du soleil que Mentor esl allé dans le fond du port reconnaître son croiseur et son équipage. Pendant qu'il l'ait joui' encore, on lire le croiseur du fouillis des barques halées sur la plage ou balancées à Ilot. A la nuit, on l'amène en ramant jusqu'au goulet et on l'ancre presque en haute mer. sous le dernier promontoire. Mais. là. on attend quelques heures, ('.'est longtemps après le coucher du soleil à la nuit pleine, à la nuit noire.
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que Télémaque vient à bord et qu'on hisse la voile. Dans la langue odysséenne, la périphrase « le soleil était couché et toutes les rues s'emplissaient d'ombre » désigne une heure aussi précise que, dans la langue postérieure, telle périphrase analogue : « l'heure où l'agora bal son plein ». C'est l'heure de la nuit noire. Au soleil couchant, une moitié des rues restent encore éclairées par les layons obliques. Vient le crépuscule cl toutos les rues s'emplissent de lumière diffuse où les ombres se noient. Puis, lentement, les ombres semblent sourdre et monter de la terre; à mesure que s'avance la nuit, sous le ciel claie encore, elles envahissent et remplissent les rues basses, puis les rues hautes: elles couvrent enfin toute la ville: « quand toutes les rues sont pleines d'ombre », c'est la nuil noire, deux ou trois heures après le coucher du soleil.
('.'esl l'heure favorable aux embarquements. C'est l'heure que choisit Télémaque. C'est l'heure (pie choisiront les prétendants quand ils iront guetter sou
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retuui dans I*' (.m. il il Ithaque : au coucher «lu soleil, ils me tien I aussi leur navire à tint cl l'amenenl eu ramanl sous le promontoire du goulet; lit. tout en préparant leur souper, ils attendent la nuit nuire pour sortir; quand la nuit est venue, ils s'embarquent et se lancent sur les sentiers humides' ». C'est encore l.i même heure que choisiront les Phéaciens pour rembarquement d'Ulysse*. Iiepuis l'aurore. ils ont fait les préparatifs du départ. Dès le matin, le vaisseau, lire .1 la mer, est amené jusqu'à l'entrée du port. Le chargement, descendu » I * * la ville haute, est arrimé sous les bancs des rameurs. Tous les cordages et tous - sont mis en place; le mât est dressé, les rames attachées. Quand le navire est tout prêt à mettre à la voile, on I ancre près <lu goulet; un poste demeure pour la garde à bord : le reste de l'équipage regagne le palais d'Alkinoos. roui le jour, on boit, on mange, on chante, on danse. C est la dernière » bordée » ;i\;mi l'embarquement. • Mais souvent Ulysse tournait la tête vers le soleil encore haut; il désirait le voir se coucher plus vite, tant il avait hâte de partir. Comme désire son souper l'homme qui loul le jour derrière ses bœufs a mené l;i lourde charrue; c'est pour sa joie que le soleil couchant va ramener l'heure du
repas \insi pour Ulysse ce fut une joie que le coucher du soleil. » Après
l'échange des derniers toasts officiels, 1rs Phéaciens envoient le héros à bord. La nuit noire est venue. A peine installé sur le château d'arrière, Ulysse se couche
el s endort. Le vaisseau quitte la rade en pleine nuit Et c'esl encore à la nuit
noire, le -~ < < I « • i I couché, el toutes les rues pleines d'ombre, < 1 1 1 <* le corsaire phénicien quittera le port de Su i;r' :
île formule, qui ne se rencontre p;is dans ['Iliade, apparaît sept fois dans yssée el toujours pour marquer le- étapes d'un voyage : ch. II. 388, erobarpienieiii de Télémaque; ch. III. 187 »-t î!>7, arrivée à Phères el à Sparte; ch. XI, 12. arrivée d'Ulysse chez les Morts; ch. W. 185, 296 et 171, retour de Télémaque a Phères puis au cap Pheia, el embarquement du corsaire phénicien. Le poète odysséen s'adresse à un auditoire de marins : il parle leur langue. Parmi
les matelots ioniens, cette formule dev;iil être Courante H cette heure familière. Voici une page de nos Instructions nautiques* sur le régime des vents dans les eaux grecques; elle va nous donner la raison de ces embarquements nocturnes:
\ I STS. - Pendant l'été, sur la côte que bordent les Iles Ioniennes, les vents du N.-O. i li zéphire homérique) prédominent, el pendant l'hiver, ceux de S.-E. En été, lorsque le temps est établi rt le baromètre haut, les brises de terre el les luises de mer uccèdenl avec assez de régularité.
isi m rnuu souille des montagnes à travers les vallées el se fait sentira une distance plus ou moins grande de la côte, selon la saison, quelquefois, mais très rare-