‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 32 sur 277 · I. Odifi i · texte numérisé non relu

I. Odifi i

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nii'iii vers lo heures du matin, quelquefois une heure ou deux plu- tôt, uiui nireiucul après midi. Elle augmente d'intensité pondant les deux ou trois première heur< pour atteindre sa plus grande Force vers 3 heures de l'après midi où elle souffle lin . oui décroll graduellcmenl el meurl une heure ou deux après le coucher du soleil.

Le venl prédominanl de l'été, qui souffle de l'O.-S.-O. au N.-O., appartient 1 la colonne d'air qui, entrant par le détroit de Gibraltar, traverse la Méditerranée dans tout longueur jusqu'à la Palestine, Ce vent, qui esl général en juillet el août, est accompagné d'une atmosphère claire (sèche en Grèce) el varie en direction pendant la journée; il

s'écarte de sm direction normale el s'infléchit vers le Sud pendant la inatini 1 revient,

par degrés, vers le Nord, où il reste fixe pendant la nuit.

Dans toutes les eaux grecques, il en est ainsi : « En général, pendant I été el par les beaux temps d'hiver, répètenl les Instructions nautiques de I Archipel, les luises alternatives de terre el de mer prédominent dans les différents golfes. La brise de mer commence à entrer dans ces golfes vers dix heures du malin el tombe vers le coucher du soleil ; la brise de terre se lève vers onze heures du soir1. » du comprend pourquoi, destinés vers le Sud-Est, les vaisseaux d'1 lysse el de Télémaque partent des eûtes insulaires à la nuil cluse, après onze heures du soir. Tout le jour, la luise de mer esl « entrée dans les golfes ». bloquant les navires au port. Elle tombe au coucher du soleil et Ton a trois ou quatre heures de calme plat : c'est le moment propice pour mettre le navire à Ilot el l'amener en ramant au dernier promontoire. Mais là, il faut encore attendre plusieurs heures jusqu'au lever do la brise de terre, qui, soufflant des monts vers le large, va pousser le navire dans la haute mer. Avec cette brise, on partira vent arrière et voiles pleines,

Avec celle luise, on marchera vite et droit. Son influence se l'ail sentir à dix milles, parfois à vingt milles au large. Elle diminue d'intensité à mesure que l'on s'éloigne de la côte. Elle finit par disparaître quand on atteint la haute mer. Mais alors elle esl remplacée par les vents du large et, dans ces régions, durant l'été, ce sont, disent les Instructions nautiques, les vents du Nord qui régnent pendant la nuit. Donc, en partant le soir vers onze heures des îles Ioniennes, les vaisseaux s'en vont droit au Sud vers le Péloponnèse avec l'assurance d'un venl continu, qui toute la nuit les portera dans la même direction.

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