‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 73 sur 277 · V. BÉRAI'.D. — I · texte numérisé non relu

V. BÉRAI'.D. — I

I i S 1*111 SICIENS I I L'ODYSSEE.

rond de son admirable rade, Smyrnc, pour noire trafic, esl I*1 meilleur porl de i"iit I \ i » • 1 1 i | m • I el même de tout le Levant. Mois Smyrne n'attire pas les premiers marins d'Iouie. Jusqu'aux temps alexandrins, elle reste un pauvre bourg sans importance. C'est que la navigation de son golfe esl sujette à de longs retards, que tous les voyageurs modernes nous signalent. Chandler pari de Smyrne :

Nous levâmes l'ancre vers le milieu de la nuil L'imbat noua pril dans la matinée

el iiniis chercha s un abri dans une petite crique, près de l'embouchure du golfe....

I m vaisseau vénitien ne faisait que de mettre à l'ancre dans cette crique, quoiqu'il Fui parti de Smyrne quelques jours avant non-. Le lendemain, à l'approche du jour, le vent de terre souffla de nouveau el nous voguâmes entre Lesbos et Chios.... (Choiseul- Gouffier lui le même voyage : Nous mimes à la voile le 13 juin et, après avoir lutté trois jours contre les vents, nous mouillâmes dans le port de Chio1 ».)

C'est ;i Erythrées, à Glazomènes, à Phocée, sur 1rs promontoires au-devant de la baie smyrniote, que le commerce primitif installe ses emporta. Même après la fortune de Smyrne, jusqu'à nos joins, c'est dans les poils d'Erythrées, de Tchesmé ou de Sighadjik, tout à l'ail en dehors «le la rade, sur la pleine mer ou sur le détroit de Chios, que se fonl la plupart dos embarquements el débarquements. A travers le long promontoire, qui ferme au Sud la baie, nous avons étudié les routes de caravanes jusqu'à la mer libre. Pour les bateaux de l'Archipel liane mi peul dire que Tchesmé esl encore la véritable échelle de Smyrne, quelque chose comme le Havre de ce Rouen asiatique '.

En petit, c'esl exactement le spectacle que nous offriront Ithaque el son porl. la ville haute esl au fond d'une petite rade. Xijjlt,v. A ses pieds, nue plage d'embarquement el de débarquement, Spjjioç, reçoit les bateaux à sec. Maison ne les amène à cette plage qu'asprè les avoir délestés ou même entièrement déchargés au premier promontoire, à la bouche du porl. Par terre, à dos d'hommes ou sur îles bêtes, on apporte le chargement depuis ce promontoire du goulel jusqu'à la ville, pendant que les rameurs poussenl pins facilement le bateau vide vers la cale d'échouage. Quand on doit reprendre la mer. les raineiiis reconduisent le bateau vide jusqu'au promontoire, i~' BcrvaTi^ Xiuévoç, sans le chargement, avec les seuls agrès. Par terre, les hommes ou les bêtes portent ensuite à bord les marchandises el les provisions.

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\ mettre en compte les seules commodités de la navigation, il vaul doue

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