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tique, ils ne i hoisissenl par leur principal débarcadère dans une rade profonde,
.m voisinage des cols el défilés qui amènent aujourd'hui vers notre grand porl
de rriesle i « > ■ 1 1 le commerce de l'intérieur. \ l'extrémité la plus avancée de
I Uii ic, toul .m bord de la haute mer, la rade de Pola les attire à «anse de ses
nombreux ilôts pnrisitnires, r\ 2s flôXa [8pu~ai 'jùv èv xo).-<.> Xiu.evoet.oel! vnaiSwt ï • ii .1 •
./',,- j/.j-.-j -. Pola, ajoute Strabon, esl une très ancienne fondation
des Kolchidiens envoyés à la poursuite de Médée*.
In travers d'un détroit, entre deux grandes terres, l'avantage «les îlots côtiers, entrepôts d'un double commerce, n)esl pas seulement doublé. Pour ces marines à Nulles, le détroit, passage forcé, est, par certains vents, le passage long ou dangereux :
Nous aperçûmes Rhodes; mais parce que le vent cessa de mais être favorable, nous ne pûmes de longtemps après \ prendre port. Sans jamais donner fonds, nous demeurâmes dans le canal et n'allions que de traverse, d'un cap de la terre ferme qu'on nomme Ma rmaris jusqu'aux côtes les plus proches de l'île que nous pouvions gagner, ci ainsi mais nous efforcions d'avancer toujours un peu, mais inutilement parce que ces grands ■ ilimis de rurquie nui des voiles si extraordinairement grandes et par conséquent si difficiles i manier, qu'à moins d'avoir le vent en poupe.il est difficile de les faire aller.... Vais demeurâmes donc là quatre «ai cinq jours avec toute noire industrie sans pouvoir joindre Rhodes. Mus ,j fa fin comme mais n'allions que de traverse d'un bord i\u canal i l'autre, après avoir quasi perdu l'espérance d'\ entrer, un petit vaisseau de dix à douze rames vint à noire bord pour prendre eeu\ mu voulaient descendre1.
Les il"is qui barrent mi détroit deviennent ainsi des relâches presque obligatoires. Tel petil archipel esl encore aujourd hui décrit minutieusement par nos Instructions nautiques à cause île su situation au\ bouches du détroit de l'Eubée : i Les Iles et Huis Petali ^isenl devant la côte d'Eubée — Les caboteurs s'\ niellent temporairemenl à l'abri... contre les vents du Sud qui prédominent en hiver, les navires qui veulent se réparer peuvent se rendre au mouillage intérieur. Pour les voiliers allant dans le Sud. le mouillage extérieur est préférable, pure ipie le \enl tourne luusipienieiil du Sud au Nord, ce qui leur permet
de quitter ce mouillage avec facilité*. » Une page d'un voyageur anglais, Walpole, nous ferait sentir la grande utilité de ce mouillage. En plein été, Walpole mcl
huit juin nées pour aller du Smiiiioii à Nègrepont (cf. li,^. 7) :
25 juillet : Départ 'In S mu à une heure du matin; vent contraire dans le canal;
après de fréquentes bordées, nous jetons l'ancreà Porl Mandri. 26-27: Reposé Port- Handri ; vent contraire. Le vent nous force de quitter Port-Mandri et d'aller en
face i Makronisi. 29 : Bordées el vains efforts entre l'Attique et l'Eubée; impossible d'entrei dans le canal ; relâche sur la côte attique ù Séraphina ou Port-Raphti. -30 : La tempétr continue; mais |>.isM.iis toute la journée dans la petite Ile déserte de Port-
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LES M HUNES PRIMI NVBS ET LEURS ÉTABLI i mi i
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nuiis repartons i'i nous nvnnçonn lentement, mais continûment • 'li\ heure du »ii nous mouillons suu> les murailles <!<■ Negrc| i.
Volons bien ces difficultés île navigation : presque toujours les détroit le opposcnl à la petite marine a voiles. Elles nous expliquent la renommée à travers toutes les marines de telles îles bien placées, de Ténédos au-devant des Dardanelles, îles Iles des lYinees ;iu-<le\;ini du Bosphore : ;i mi-chemin entre ces deux passages, le rocher de Marmara donne son nom à la mer voisine; imis les voyageurs au Levant ont <liï séjourner en quelqu'une «le ces relâches*. Ces difficultés nous expliquent aussi le site de nombreux établissements antiques, el l'origine de nombreuses légendes, noms de lieux ou cultes, qui semblent venus de la mer. I.e cabotage de Walpole nous renseigne sur les escales forcées de toute marine exploitant l'Euripe. Durant les thalassocraties primitives, ces escales virent sûrement les Houilles cariennes, phéniciennes ou Cretoises : aussi les cultes el les noms de ces côtes présentent un aspect étranger. Pour ne prendre qu'un exemple, voyez à la bouche du détroit l'utilité <|iie peut avoir la rade de Marathon. Largement ouverte vers le Sud-Est, fermée au Nord et à l'Est par un rivage l>as et un long promontoire, elle est à couvert des vents du Nord ou du Nord-Est, (|ni dominent pendant l'été el <|ni fermenl l'entrée de l'Euripe. Nos Instructions nautiques ne vaillent que médiocrement ce mouillage à cause des torrents qui y jettent leur allnvion el créent sur toul le pourtoui des lianes de saldes on di1 vases. Elles préfèrent le port rocheux et bien (dos de Port-Raphti . Les marines primitives devaient mieux aimer au contraire la rade moins close de Marathon et ses plages propices à l'échouement. Des poils et nue source assuraient l'aiguade. Les lagunes voisines étaient poissonneuses. Une route terrestre aboutit là. <|iii traverse PAttique et qui du Pirée ou d'Athènes vient à la mer d'Eubée par la trouée séparant le Parnès dn Pentélique . « Marathon, dit Pau sanias, est à mi-route entre Athènes et Karystos. » .Nos Instructions nous disent aujourd'hui <|iio le voyage de Port-Raphti à Athènes dure cinq heures. Pausanias ajoute: « Les gens de Marathon adorent Héraklès et prétendent avoir introduit ce dieu parmi les Hellènes. La source Makaria reçut le nom d"une fille d'Héraklèss. » La tradition se souvenait que Marathon avait été Inné des sept villes de l'amphictyonie calaurienne. Le nom de Marathon semble nous reporter à tel nom de lieu syrien. Marathons on Maratha. Cette source Makaria. fille d'Héraklès, n'estelle pas nue vieille aiguade phénicienne, une Source de Melkart, mînrrs>v /h