Paus., I
18* LES l'MIMi lINs II I i»M SSI I
Mclkarl, semblable aux aiguadcs que nous rencontrerons tout a l'heure1? Je crois que les marines de Sidon relâchaient en ce point. Leurs équipages-el leurs chargements trouvaient un abri dans les antres de la montagne. La grotte de l'un i|iii Pausanias nous décrit est assez I « » i 1 1 de la côte : o grotte remarquable, "vr.v/ h . avec une entrée peu large, ê»ooo; ulv èv xùto orév>i,avec des
salles que l'on nomme les chambres, les bains et les Stables de Pan, et avec des pierres qui ressemblent a un troupeau de chèvres1 ». Mais il es| deux autres cavernes au liane même du promontoire. Marathon, à cause de tous ces avanie, lui préférée par les premiers thalassocratcs aux lies Petali ou Stoura, qui peut-être eussent nfTcrl plus de sécurité, mais qui manquent d'eau douce ■
I ne thalassocratie primitive implique en tous les détroits de pareilles Marathons. \u\ besoins de la navigation, il faul encore ajouter les profits de la
croisière comme disent les ucus du xvne siècle. Les détroits sont les croisières « l«-^ pirates; c'est aux bogas que les corsaires attendent leur proie. Les des en travers d'un détroit deviennent des postes fort avantageux, surveillant et exploitant les chenaux, ne les ouvrant que moyennant redevances <ui rançons. Dans {'Odyssée, l'Ilot d'Astéris barre ainsi le canal de Képhallénie. C'est là que les prétendants vont guetter le retour de Télémaque :
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xu.cpîouu.01' -(. tov ••£ uivov Xovôwvrec Avatoî*. Il- passent leurs journées \\ surveiller le détroit, du haut des caps éventés :
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Durant la nuit, quand l'obscurité rend lu guette inutile, ils mettenl à la voile et croisent sur le chenal. Mnsi en usent le- pirates cl corsaires de tous les temps, et c'est encore une raison pour nus vieux navigateurs de ne |>ns s'aventurer la nuit dans les parages étrangers. Les voyageurs du xvif siècle connaissent
ers périls de l.i navigation miel unir cl signalent 1rs détroits peuplés de pirates.
1 Ilots du détroit de Samos, la petite île Cervi dans le canal de Cérigo, l'archipel de l.i Sapicnza dans le canal de Modon, 1rs Iles Lampedouze entre la Sicile cl I Afrique, un Capraja entre Livourne ci la Corse sont autant de guettes, de ■ croisières ■•. pour les corsaires chrétiens, turcs cl barbaresques*. Paul Lucas :i connu, sur les côtes syriennes, les corsaires de la petite Ile de
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C'est pour celu nue les Turci y ont bAli une forlere e pri ipio 11 » qui porti l
nom de Tortose, fi cause qu'elle esl mi \i de la ville de re nom ' lli' ville v i ceinte de murailles, particulièrement vers la mei Quand on voil quelque u • m
mer que l'on croil être corsaire, on allume des R*ux dan le loin poui uverth lu hAtiments du pays de venir dans le porl ' Nous partîmes, raconte rournefort, de Scalajiovu pour Sanio ui 1 1 tartane «lu epi
laine Dubois, qui rassembloil sur 11*8 côtes d'Asie des pèlerin lun | nllei i
Alexandrie: ces pèlerins vonl ensuite d'Alexandrie à La Mecque. L'occasion non parul Rivorable pour nous mettre fi couvert des bandits qui occupent les boym (boiicln embouchures : bognzi on turc) de Samos. Mu appelle de ce nom les détroits < 1 1 1 1 Boni
aux deux pointes de l'Ile Les voleurs courent sur ces côtes par bandes. Tous les
vaisseaux qui descendent de Constanlinople en Syrie et en Egypte, s'étanl reposés à Scio, s«>i 1 1 obligés de passer par un de ces détroits. Il en esl de même de ceux qui montent d'Egypte à Constantinople. ^ussi ces bogas sonl les véritables croisières des corsaires, comme on parle dans le Levant, c'est-à-dire que ce sonl des lieux propres à reconnaître les bateaux qui passenl '-'.
Jusqu'au milieu ilu mv siècle, le détroil de Samos gardera cette triste renommée3 — La piraterie carienne duranl l'antiquité pullula dans h-, chenaux insulaires entre Samos el Rhodes, et c'esl dans le canal de Chypre que pril naissance l'autre piraterie classique îles Ciliciens : dans ce canal chypriote, la petite île Provençale au boni du continent asiatique garde toujours le souvenir de nos corsaires du xvne siècle.
IV. Arbres et Nombril. — Verdoyante, l'île a un nouvel attrait. Dans ces mers bordées de roches, souvent il est difficile de tirer le navire à sec et de trouver, pour le campement et le sommeil de l'équipage, un bois ombreux et un lil de sable ou di> gazon. Il faut une plage unie et des bosquets verdoyants, des « lapis de persil et de violettes ». si Ton veut un campement confortable. Il faut un soi mou de sables ou de vases pour haler le navire, si l'on veut visiter la carène et réparer les avaries. Mais il faut aussi un « nombril ». une guette, trxoiîtr,, d'où l'on puisse dominer l'île entière, un observatoire, tcsouôto), d'où l'on puisse inspecter le pays environnant, la haute mer, le détroit et la côte voisine. Car on doit toujours rester en garde contre une agression et prévoir un- débarquement des indigènes, -x: v/. ttJç --y,ç xaTaBpouàç, disait le Périple de la Mer Erythrée. Il faut, en cas d'alerte ou d'attaque, pouvoir donner le signal de la