CONCLUSION
sent toutes on cette expression générale, entraves que rencontre la systématisation de l'organisme et de l'esprit, voilà les caractères généraux des phénomènes affectifs au point de vue de la psychologie générale.
La théorie qui ne voit dans l'activité qu'une manifestation d'un trouble profond de la personnalité est ou paraît être en contradiction avec les opinions le plus généralement répandues. On est accoutumé à regarder la « sensibilité » comme une faculté précieuse et, indiquant par sa présence une personnalité élevée. C'est affaire à la morale d'examiner quelle est la valeur relative de tous les facteurs de la personnalité humaine. Je ne dirai ici que quelques mots pour indiquer les causes qui expliquent et justifient, dans une certaine mesure, l'opinion courante. On peut dire d'une manière générale que bien des caractères qui seraient des défauts par rapport à uu état de développement très avancé sont des qualités par rapport à l'état actuel de l'homme. La sensibilité, au sens psychologique, est un de ces caractères ; un sentiment est quelquefois le signe de l'organisation commençante d'une tendance supérieure, mais il est toujours, en ce cas, le signe que cette tendance supérieure n'est pas complètement organisée; ainsi, l'individu qui l'éprouve sera, si l'on veut, supérieur au point de vue de la complexité à celui chez qui la tendance, n'existant pas encolle môme à l'état rudimentaire, ne peut produire aucun phénomène affectif, mais il est inférieur au point de vue de la cohérence et de l'unité à celui chez qui la tendance est assez organisée pour entrer en activité et aboutir à l'acte sans trouble et sans arrêt, et par conséquent sans accompagnement de phénomènes affectifs. Le phénomène affectif est le signe d'un trouble qui peut parfois accompagner un accroissement de systématisation en train de s'eifectuer dans l'organisme, mais il est toujours le signe d'une imperfection et d'un désordre de l'activité.